Validation des stagiaires

20 sujets de 1 à 20 (sur un total de 28)
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  • #72978
    Matim
    @matim

    Shaaa a écrit :

    Matim a écrit :
    Oui, il n’a pas été [b]crée[/b] dans ce but mais aujourd’hui il est [b]abordé dans ce but[/b] par les stagiaires .
    Alors qu’est-ce qui prime dans l’analyse de ce diplôme: la genèse de sa création ? ou l’utilisation qui en est faite aujourd’hui ?
    Moi je me focalise sur le 2eme aspect.

    Quand aux modalités et critères soit disant adaptés au terrain, tu auras compris que je reste plus que dubitatif.
    Le BAFA, aujourd’hui, c’est le fruit d’un [b]lobbying[/b] des grosses fédé, ni plus ni moins…

    **

    Après la subjectivation de l’évaluation, voila une autre critique de la formation ! Mais que se passe-t-il chez Matim ! :-D

    Bon tu avoueras que y’a de quoi se poser des questions non ? J’ai pas tout faux quand même quand je parle de lobbying !
    Et puis franchement, quel formateur BAFA pourra affirmer qu’il n’a jamais été subjectif dans une partie de son évaluation ?
    Alors instaurons-là officiellement, et au moins il n’y aura plus de langue de bois du style “moi je suis totalement objectif dans mes critères et évaluations” !

    Tu nous fous en l’air le référentiel métier du “diplôme” en donnant du crédit à l’utilisation réelle de la formation.

    Je pense que le référentiel n’est pas assez en adéquation avec le métier. Si on impliquait un peu plus le secteur employeur pour adapter les formations au marché de l’emploi ça serait un poil plus intelligent je pense.
    Pourquoi pas un comité de pilotage BAFA ? réunissant le ministère de tutelle, les employeurs, les animateurs et le législateur ?

    Faut pas s’étonner si on ne forme pas tellement des animateurs mais plutôt des “éducateurs périscolaires”. :-D

    ben c’est là le drame on est d’accord.

    **

    #72996
    Shaaa
    @shaaa

    Matim a écrit :
    Oui, il n’a pas été crée dans ce but mais aujourd’hui il est abordé dans ce but par les stagiaires .
    Alors qu’est-ce qui prime dans l’analyse de ce diplôme: la genèse de sa création ? ou l’utilisation qui en est faite aujourd’hui ?
    Moi je me focalise sur le 2eme aspect.

    Quand aux modalités et critères soit disant adaptés au terrain, tu auras compris que je reste plus que dubitatif.
    Le BAFA, aujourd’hui, c’est le fruit d’un lobbying des grosses fédé, ni plus ni moins…

    **

    Après la subjectivation de l’évaluation, voila une autre critique de la formation ! Mais que se passe-t-il chez Matim ! :-D

    Tu nous fous en l’air le référentiel métier du “diplôme” en donnant du crédit à l’utilisation réelle de la formation. Ça voudrait dire qu’on peut accepter que des employeurs fassent passer un BAFD pour ses directeurs en poste ? Voire un BPJEPS plutôt qu’un diplôme plus conséquent et plus coûteux ? Comme des animateurs BAFA ou des directeurs BAFD sont employés à l’année, ça suffit à en faire des formations professionnalisantes ? Tu blagues, hein ? :-D

    Au fervent défenseur de la méthodologie de projet, tu nous as oublié l’adéquation entre les moyens et les objectifs…

    Tant qu’à faire (toi qui aime revenir au sens des mots à leurs origines), si on en revient à la “genèse” de la création du BAFA, il a été construit sur la base du brevet de moniteur lui-même inspiré des formations des éclaireurs de France remises au goût du jour par les CEMEA avec l’aval de la Ligue (et de Jean Zay) pour introduire l’éducation nouvelle dans le mammouth de l’éducation nationale (cf. la thèse de N. Palluau).

    Faut pas s’étonner si on ne forme pas tellement des animateurs mais plutôt des “éducateurs périscolaires”. :-D

    Au passage, le BAFA, ça sert avant tout à “encadrer” 3,5 millions d’enfants (cf. rapport Nutte sur le CEE) tous les ans à moindre frais…

    #73227
    crevette76
    Administrateur
    @crevette76

    pour les deux premières questions, j’apprécierais un lien vers ta source, juste pour voir.
    (et notamment parce qu’en cherchant cette source on trouve des messages officiels disant par exemple que “La connaissance statistique et qualitative de l’animation volontaire reste difficile et déficiente, au niveau régional mais aussi à l’échelon national.questionnaire mis en place à partir de 2012 par JS Basse Normandie – et comme le BAFA se destine a priori à l’animation volontaire…)

    Sinon

    XXYYZZ a écrit :
    Tu parles la d’un cas particulier le tien; donc il n’y a que toi qui puisse répondre.

    Je parle de mon vécu parce que c’est celui que je matirise le mieux. Seulement mon cas n’était pas isolé et ne l’est probablement toujours pas.
    Je n’ai pas de chiffres sur la question, mais quand je faisais des saisons de classes découvertes j’ai très peu croisé d’animateurs ayant plus que le bafa (en tout cas en terme de diplôme du milieu), certains ne l’avaient même pas.

    “il n’y a que toi qui puisse répondre” > pas du tout, je prends mon cas en exemple pour te demander si les gens dans ma situation passée t’inquiètent, jusqu’à preuve du contraire tu sais mieux que moi ce qui teffraie ou pas.
    J’ai juste du mal à piger ce qui te semble rassurant dans ce chiffre de 75% des anims pro auraient débuté par un bafa ?

    Il me semble seulement qu’il y a deux ou trois ans tu envisageais de passer un diplome pro en VAE. Où en es tu ?

    Tu te moques de moi là ou quoi ?
    J’ai acquis un titre professionnel de responsable d’établissement touristique depuis, et j’exerce dans cette fonction, tu le sais.
    Ma VAE de BPJEPS n’est toujours pas validée parce que je n’ai pas terminé les écrits faute de prendre un vrai temps pour les faire en une fois pour toutes avec les rythmes que mon boulot et la vie m’imposent, parce que dans le milieu où j’exerce je n’ai pas forcément besoin de ce type de diplôme, parce que (ça paraitra peut-être prétentieux mais pour une fois j’vais me permettre de ne pas douter) j’estime avoir largement le niveau (pour avoir bossé notamment avec des personnes ayant suivi la formation initiale à ce diplôme, en tombant souvent un peu des nues malheureusement sur leur manière de (ne pas) penser leur métier).

    Si un jour j’ai le temps je validerais, j’ai gardé ça sous le coude, ça ne me sera probablement d’aucune utilité, si ce n’est celle d’aller au bout d’une formalité à régler.
    Mais je ne vois pas vraiment en quoi c’est intéressant par rapport à la question de la formation/évaluation des gens en BAFA, ni au côté “rassurant” ou pas que les anims pro (reste pour moi à voir la définition officielle de JS là dessus vu les débats qui peuvent avoir lieu sur planet à propos de ce terme qui ne met personne d’accord) aient démarré par le bafa ???

    #73229
    XXYYZZ
    @xxyyzz

    Avé crevette

    Il y a trois questions dans ton message; je vais essayer d’y répondre.

    crevette76 a écrit :
    D’où vient ce chiffre

    Ce nombre de 75 % d’anims pro , qui ont débuté par le BAFA, a été comuniqué par la DRJSCS à l’occasion des rencontres départementales des ACM.

    que définit-il par animateur professionnel ?

    Ce sont les personnes qui travaillent régulièrement dans l’animation, dans les associations, les organismes para municipaux, les mairies … la plupart possèdent un diplome “professionnel” actuels ( BAPAAT, BPJEPS ,DEJEPS ) ou ancien ( BEATEP,DEFA et autres).
    Au sujet des métiers du social ( Educ spé, moniteur éducateurs et EJE) le pourcentage était un peu plus faible, mais important aussi.

    Moi quand j’étais animatrice j’avais en effet débuté par le bafa… et j’ai évolué, mais je n’ai toujours pas de diplôme pro dans ce domaine, et pourtant… ça t’effraie ?

    Non cela ne m’effraie pas , mais, mon avis n’est pas le plus important. Tu parle la d’un cas particulier le tien. Il me semble seulement qu’il y a deux ou trois ans tu envisageais de passer un diplome pro en VAE. est ce toujours d’actualité ,
    Il n’y a que toi qui puisse répondre.

    Allez bye

    #73237
    crevette76
    Administrateur
    @crevette76

    XXYYZZ a écrit :
    75 % des animateurs professionnels ont débuté par le BAFA. De nombreux educ spé , moniteurs éducateurs ou EJE ont aussi débuté par le BAFA.
    Je trouve ce chiffre rassurant et montre bien que le BAFA ne doit être qu’une étape pour ceux qui veulent aller plus loin.

    Désolée mais ça ne montre pas grand chose en l’état…
    D’où vient ce chiffre et que définit-il par animateur professionnel ?
    Moi quand j’étais animatrice j’avais en effet débuté par le bafa… et j’ai évolué, mais je n’ai toujours pas de diplôme pro dans ce domaine, et pourtant… ça t’effraie ?

    #73247
    XXYYZZ
    @xxyyzz

    Puiisque nous sommes dans les statistiques
    75 % des animateurs professionnels ont débuté par le BAFA. De nombreux educ spé , moniteurs éducateurs ou EJE ont aussi débuté par le BAFA.
    Je trouve ce chiffre rassurant et montre bien que le BAFA ne doit être qu’une étape pour ceux qui veulent aller plus loin.
    Si 25 % des candidats au BAFA pensent être animateur simplement le temps de leurs études, ( voir message de matim)ce chiffre était supérieur il y a 20 ans, il reste les autres, ceux qui veulent faire de l’animation un métier. pour eux le BAFA est un tremplin, un marche pied vers des formations professionnelles. Ensuite à eux et à leurs employeurs éventuels d’engager ses formations. De nombreuses personnes l’ont fait.
    Malheureusement certaines communes ou associations se contentent d’employer des BAFA ou des BAFD à vie. c’est anormal d’autant plus que la VAE permet de prendre en compte l’expèrience.

    #73251
    coco_68
    Modérateur
    @coco_68

    Matim a écrit : Enfin pour te faire plaisir et « étayer » un peu plus ma notion de tout venant :
    – 60000 BAFA/ an contre 4000 diplômes pro (parce que dans un cas on vient parce que y’a de la lumière, dans l’autre on construit un projet)
    – 54% des stagiaires aiguillé vers le BAFA par un proche (on ne retrouve nulle part ces stats dans un autre domaine pro)
    – 11% des stagiaires cherchent un emploi SANS LIEN avec l’animation
    – 25% pensent être animateur simplement le temps de leurs études

    Le BAFA (même si c’est problématique, je te l’accorde) est fait pour de l’animation volontaire, en dilettante, et non pour préparer une carrière professionnelle construite. Ceci explique tes deux derniers chiffres, qui ne paraissent nullement gênants.
    Ta première assertion comparant le nombre de BAFA au nombre de diplômes pros n’intègre pas le facteur déterminant : le prix ! Même en formation professionnelle, la structure préfèrera payer un BAFA/D qu’un BP… Souvent, les “diplômés” auront les mêmes prérogatives et la structure sera couverte pareillement d’un point de vue légal.

    Matim a écrit : Ce “tout venant” de stagiaires contribue à ce chiffre impressionnant de près de 60 000 BAFA /an car le roulement est énorme.
    Les usines à BAFA l’ont bien compris et surfent sur cette manne providentielle; et ce malgré le fait que 95% des stagiaires estiment « cher ou assez cher » le BAFA. Ont-ils le choix …? non.

    C’est vrai, ils n’ont guère de choix…

    Matim a écrit : Quant à la validation, comment demander à des formateurs qui pour beaucoup sont recrutés lors de ces mêmes sessions BAFA, d’être objectifs et cohérents avec les besoins du terrain ?
    On leur demande de faire rentrer des stagiaires dans des cases à cocher, certes…

    Non, ce n’est pas ce qu’on nous demande.
    En stage théorique, nous devons attester des aptitudes du candidats à répondre aux exigences légales des référentiels BAFA et BAFD. Ceci exclut de facto toute considération subjective. Nous ne nous demandons pas si nous l’embaucherions ni si nous lui confierions nos enfants ! On ne cherche pas non plus à coller aux attentes du terrain, surtout que chaque terrain est différent et peut avoir des attentes différentes (parfois très sensiblement !). Par contre, nous essayons de faire assimiler le cadre commun à tous les stagiaires et à développer (c’est dur en 1 semaine quand ils sont bien formatés par la forme scolaire !) une capacité de réflexion et de recul à chacun.
    En stage pratique, nous jugeons des qualités du candidat sur le terrain. Là, on peut s’adapter directement au terrain qu’on a sous la main et avec lequel on va devoir bosser. Nous les avons recrutés et nous pouvons nous poser la question : “Le referions-nous ?” et dépasser le simple cadre légal.
    Cette alternance théorie / pratique est une force de ces formations, à condition qu’elle soit bien menée. Sinon, cela devient une faiblesse par un saucissonnage qu’il est vrai que certains stagiaires, surtout en BAFA, mais encore en BAFD pour ceux qui y sont envoyés (un peu) de force (titularisation…), n’arrivent pas à intégrer.

    PS (pour comprendre mon post) :
    1- Je suis formateur et directeur occasionnel
    2- Mon post vient à la suite du post 20. Les 21 et 22 se sont insérés alors que je frappais… Désolé si je ne frappe pas assez vite !

    #73253
    Matim
    @matim

    Oui, il n’a pas été crée dans ce but mais aujourd’hui il est abordé dans ce but par les stagiaires .
    Alors qu’est-ce qui prime dans l’analyse de ce diplôme: la genèse de sa création ? ou l’utilisation qui en est faite aujourd’hui ?
    Moi je me focalise sur le 2eme aspect.

    Quand aux modalités et critères soit disant adaptés au terrain, tu auras compris que je reste plus que dubitatif.
    Le BAFA, aujourd’hui, c’est le fruit d’un lobbying des grosses fédé, ni plus ni moins…

    **

    #73254
    crevette76
    Administrateur
    @crevette76

    Matim a écrit :
    Quel est le but final du BAFA si ce n’est un accès a l’emploi via une qualification ???

    N’est-ce pas là un des noeuds du problème ?

    Le BAFA – brevet non professionnel n’a pas été a priori créé dans ce but.
    Force est de constater que c’est pourtant à ça qu’il sert dans pas mal de cas, et c’est encore une fois en lien entre autre avec l’amalgame CEE/contrat de travail classique.

    Ses modalités sont-elles adaptées à la situation, ça c’est une autre question…

    Non ?

    #73257
    Matim
    @matim

    Bourricot a écrit :
    -la classe d’age 18-24 ans en France c’est près de 7 millions de personnes. Il y a moins de 50 000 personnes titularisées BAFA chaque année. On est loin, très loin des 80% ….. (0,7% exactement)….Et encore je n’ai pas compté les 17 ans, les plus de 24 ans.

    Comment détourner un propos. On parle ici des sessions de formation.
    Tu veux étayer ? Etayons : Je confirme que la classe d’age 17-19 présente sur les sessions BAFA, représente près de 70% des effectifs (tu m’accordes donc une petite erreur de 10% sur mon estimation initiale).

    le BAFA Base récupère le tout venant. C’est ça on parle de gens et pas de déchets…

    Bon , ben là pas besoin d’étayer, y’a juste besoin d’ouvrir ton dico :
    Tout-venant (nom masculin invariable) = Le premier venu, n’importe qui.

    -Le formateur n’a pas à avoir un point de vue de recruteur. Il n’a pas besoin du stagiaire pour lui répondre à un manque, il n’est pas hiérarchiquement au dessus. Il répond à des besoins de formation, transmet un bout d’expérience…

    Relis mes propos et tu verras que je parle d’une dose d’évaluation de ce type et pas la totalité de l’évaluation.
    Maintenant, il ne faut pas oublier qu’une formation se construit toujours en lien avec les besoins des recruteurs. Ou sinon la formation est en décalage avec les besoins du terrain et dans ce cas c’est pire que ce que je croyais..
    Alors si un formateur ne peut pas amener une dose de recrutement dans son évaluation le décalage existera toujours entre les réels besoins et la formation. Et dans ce cas je crains que tu ne te lamente encore longtemps sur les détracteurs du BAFA.
    Quel est le but final du BAFA si ce n’est un accès a l’emploi via une qualification ???

    Enfin pour te faire plaisir et « étayer » un peu plus ma notion de tout venant :
    – 60000 BAFA/ an contre 4000 diplômes pro (parce que dans un cas on vient parce que y’a de la lumière, dans l’autre on construit un projet)
    – 54% des stagiaires aiguillé vers le BAFA par un proche (on ne retrouve nulle part ces stats dans un autre domaine pro)
    – 11% des stagiaires cherchent un emploi SANS LIEN avec l’animation
    – 25% pensent être animateur simplement le temps de leurs études

    Ce “tout venant” de stagiaires contribue à ce chiffre impressionnant de près de 60 000 BAFA /an car le roulement est énorme.
    Les usines à BAFA l’ont bien compris et surfent sur cette manne providentielle; et ce malgré le fait que 95% des stagiaires estiment « cher ou assez cher » le BAFA.
    Ont-ils le choix …? non.

    Quand a la validation, comment demander à des formateurs qui pour beaucoup sont recrutés lors de ces mêmes sessions BAFA, d’être objectifs et cohérents avec les besoins du terrain ?
    On leur demande de faire rentrer des stagiaires dans des cases à cocher, certes…

    **

    #73270
    Simon
    Administrateur
    @simon

    Barf encore et toujours cette impression, ces largesses, ces imprécisions jamais étayées… et puis ces qualificatifs bien peu honorables… Ceux qu’on devrait se méfier c’est ces gens blasés, fâchés avec ce qu’il qualifie de “mauvaise jeunesse”.

    Bon toujours :

    -la classe d’age 18-24 ans en France c’est près de 7 millions de personnes. Il y a moins de 50 000 personnes titularisées BAFA chaque année. On est loin, très loin des 80% ….. (0,7% exactement)….Et encore je n’ai pas compté les 17 ans, les plus de 24 ans.

    -le BAFA Base récupère le tout venant. C’est ça on parle de gens et pas de déchets…

    -Le Bafa base prépare à acquérir les fondamentaux et ouvre à une formation qui repose sur trois stages.

    -Renvoyer sans cesse à la compétence des animateurs ( ah cette fameuuuuuse approche par compétence….) c’est nier tous les facteurs qui ne sont pas du ressort des anims : l’organisation structurelle des ACM. Et puis en comparaison de quoi? des générations précédentes? Qui dit qu’ils étaient plus compétentes avant?Au regard de quel critère? Avec quelle enquete?

    -Si l’on fait référence au courant large de l’éducation nouvelle, cela a toujours été marginal et ça l’est toujours à l’école, dans le secteur social et l’animation donc. Parce que quand meme, il faudrait juste rappeler le paradigme politique qui n’encourage pas à ces pratiques…

    -Le formateur n’a pas à avoir un point de vue de recruteur. Il n’a pas besoin du staigiaire pour lui répondre à un manque, il n’est pas hiérarchiquement au dessus. Il répond à des besoins de formation, transmet un bout d’expérience…

    #73272
    Matim
    @matim

    Bourricot a écrit :
    -Il n’y a pas 100% de réussite mais environ 70% au BAFA et 50% au BAFD (entre abandon en cours de route et ajournement par le jury)

    Si on zoom sur le stage BAFA base (qui recueille pourtant le tout venant !!) et bien ce taux est plus élevé. C’est pas normal.
    On ne peut pas avoir dans une même classe d’age 80 à 90% de personnes compétentes pour travailler avec des enfants !!!
    Pour faire le lien avec un autre post, je crains que nous n’ayons pas 80% d’animateurs compétents sur ce forum…
    Cherchez l’erreur. Ils sont où les autres..?

    D’autre part, je pense à mon tour que tu as une fausse idée du recrutement (tel qu’il devrait être)
    En tant que recruteur je n’embauche pas forcement QUE des personnes qui sont dans la stricte lignée de mes pensées. Ce serait une erreur. J’ai compris depuis longtemps que la richesse d’une équipe venait de la complémentarité des animateurs qui la composent.
    Ce qui fait que la question “suis je prêt a l’embaucher ?” n’est pas si discriminante que ça … sauf pour un recruteur avec des œillères !
    Et si je m’en réfère à ce que tu dis, un formateur est censé de pas avoir d’œillères justement. Donc il devrait être en mesure d’inclure une dose d’appréciation de ce genre dans son évaluation finale.

    **

    #73275
    Simon
    Administrateur
    @simon

    Sauf que t’as faux et que tu n’a pas compris alors à la commande faite aux formateurs alors :

    -Il n’y a pas 100% de réussite mais environ 70% au BAFA et 50% au BAFD (entre abandon en cours de route et ajournement par le jury)

    -On n’apprécie pas un candidat en fonction de si on le recruterait (partage de mêmes conceptions) mais en fonctions des critères indiqué par le ministère au regard de ce qu’a produit le stagiaire au cours de la semaine. Et heureusement ! Dans le même ordre d’idée, est-ce qu’un formateur charpentier devrait interdire à un apprenti de faire ce métier parce que ce dernier préfère travailler la vieille charpente en bois à l’ancienne et que ce n’est pas apprécié aujourd’hui…?

    #73320
    Matim
    @matim

    Hm..
    Il ne s’agit pas de vouloir formater tout le monde selon des critères qui peuvent paraitre subjectifs, mais simplement apporter une dose de subjectivité qui ne me parait pas si en décalage que ça. Mais je sais que c’est utopique.

    On peut imaginer remplacer le mot parent par recruteur et ça donnerait ça : Je valide une personne si je suis prêt a l’embaucher demain dans mon équipe ! et ça risquerait de changer la donne …

    Car, lié a cette idée j’ai bien précisé que je ne comprenais pas ce discours si fréquent qui consiste à valider quelqu’un tout en se disant qu’il est pas “fait pour ça”.
    Je répète mais 100% de réussite au BAFA ça ne choque personne ?

    **

    #73333
    crevette76
    Administrateur
    @crevette76

    Pas tout lu le sujet, mais…

    Matim a écrit :
    en tant que parent ne suis-je pas justement plus sensibilisé aux compétences et capacité demandées à un animateur pour travailler avec des enfant.

    En tant que non maman j’suis pas certaine non… parce qu’au delà du côté “bon père de famille” que je traduis perso par un côté “veiller à la sécurité de manière bienveillante” (mais notez qu’il peut être interprété de bien d’autres manières), un animateur n’accueille pas forcément l’enfant dans le même contexte que celui de la famille… pas exactement non. Et c’est d’ailleurs aussi ce point qui fait l’intérêt des accueils d’enfants, non ?

    Mais bon j’suis peut-être un peu hors sujet (juste j’ai plus de cerveau et j’attends de pouvoir fermer là, bloquée devant mon écran)

    #73335
    Matim
    @matim

    Shaaa a écrit :
    faire appel à son identité de parent confiant ses enfants, la chair de sa chère – pour apprécier les aptitudes d’un candidat… J’en suis tout étonné. :titille:
    (:-D)

    C’est vrai que ça peut être dérangeant mais…,
    mais est-ce que le fait d’être parent est forcement synonyme de subjectivité ? en tant que parent ne suis-je pas justement plus sensibilisé aux compétences et capacité demandées à un animateur pour travailler avec des enfant.
    Et d’ailleurs est-ce que ça serait si indescend que ça d’introduire un peu plus de “sentiments” dans une évaluation de compétences de personnes qui vont travailler POUR et AVEC des enfants ?

    Faut pas se leurrer, la subjectivité intervient a tous les niveaux à commencer par l’embauche. Et je serai tenté de dire tant mieux !

    Alors certes c’est un critère difficile à quantifier et trop malléable pour être retenu mais posons nous la question malgré tout. Combien de fois on a pu voir/entendre des évaluation ou des bilans plus que mitigés pour voir au final un stagiaire validé…et quandon lit le dernier post de XXYYZZ on peut s’interroger sur les critères réèllement validés !!

    Je ne crois pas aux 100% de compétents correspondants aux 100% de réussites sur certaines sessions de formation, c’est une farce !
    Engageons un peu plus les formateurs sur leurs évaluations !

    **

    #73342
    XXYYZZ
    @xxyyzz

    c’est vrai que valider ou pas un stagiaire en perf directeur n’est pas joujours aisé. Bien sur nous avons une grille constituée par la DRJSCS et l’ensemble des organismes de formation de la région. Cette grille comprends des compétences ,à partir des 5 fonctions, et pour chaque compétences il y a plusieurs critères. C’est la dessus que les formateurs essayent de s’appuyer. mais il est vrai, que quelquefois certains cases des critères ne sont pas remplis,fautes d’éléments suffisants pour évaluer. Mais c’est loin d’être la majorité.
    Bien sur nous nous basons sur les productions des candidats, leurs réflexions, leurs implications, leurs volonté de progresser.
    Quant au jury; oui bien sur il y a les 4 stages plus le bilan final. Mais franchement ce n’est pas toujours évident non plus.
    j’ai été au jury BAFD entre 2001 et 2006

    #73343
    Shaaa
    @shaaa

    Matim a écrit :

    coco_68 a écrit :
    Ainsi, certains sortent de ce stage avec une appréciation pourrie (quand ils ne sont pas entrés dans un processus de formation personnelle), mais tant qu’il respecte la Loi et ne montre pas d’incompatibilité avec la fonction de directeur (ce dernier point a normalement déjà été repéré en formation générale ou lors de son premier stage pratique), qu’il “participe” (et, chez certains candidats, on n’obtient guère plus :roll: ) à la formation, il est “validé”.

    Ce qui revient à dire qu’on valide des directeurs par défaut ?
    A défaut de faire de graves erreurs, il est validé ! c’est ce que je comprends..

    Et est ce que parfois le jury se positionne en se demandant s’il serait prêt à confier ses gamins au canddiat qui est en face de lui ? Parce que si ce critère était plus usité on aurait quelques surprises dans les résultats de session (BAFA compris)…

    **

    Et moi qui pensait que tu défendais l’objectivité de critères et d’indicateurs pour réaliser une évaluation de qualité, je suis étonné que tu introduises tant de subjectivité – faire appel à son identité de parent confiant ses enfants, la chair de sa chère – pour apprécier les aptitudes d’un candidat… J’en suis tout étonné. :titille:

    (:-D)

    #73344
    coco_68
    Modérateur
    @coco_68

    Matim a écrit :
    Ce qui revient à dire qu’on valide des directeurs par défaut ?
    A défaut de faire de graves erreurs, il est validé ! c’est ce que je comprends…

    C’est aussi ce que j’ai écrit.
    Les 5 fonctions de direction que tu évalues sont bien :
    * situer son engagement dans le contexte social, culturel et éducatif
    * conduire un projet pédagogique en référence au projet éducatif
    * diriger des personnels
    * assurer la gestion de l’accueil
    * développer les partenariats et la communication
    En perf BAFD, ils ne sont pas au bout de leur formation (d’ailleurs, il est souhaitable que celle-ci soit continuée de façon plus ou moins informelle tout au long de la “carrière” du directeur, pro ou non d’ailleurs) et tu ne peux les évaluer que sur leur réflexion, leur implication dans le groupe et les productions auxquelles ils contribuent. Tu ignores comment ils sont sur le terrain. Tu attestes simplement qu’ils ont développé des capacités à mettre en œuvre ces 5 fonctions. Mais tu n’as pas accès à leurs réalisations in situ, et ne peux donc valider de compétences. Tu peux donc difficilement poser un filtre plus serré que celui que je décris.
    Le jury, lui, au vu des 4 évals de stages (2 théo + 2 prat) ainsi que du bilan qui à mes yeux reste une pièce maîtresse du dispositif d’évaluation, même s’il n’est pas adapté, dans ses attentes formelles, aux capacités de certains stagiaires (cf nombreux posts de Moilapa sur la difficulté de penser de certains), statue avec une vision globale de l’impétrant.

    #73353
    Matim
    @matim

    coco_68 a écrit :
    Ainsi, certains sortent de ce stage avec une appréciation pourrie (quand ils ne sont pas entrés dans un processus de formation personnelle), mais tant qu’il respecte la Loi et ne montre pas d’incompatibilité avec la fonction de directeur (ce dernier point a normalement déjà été repéré en formation générale ou lors de son premier stage pratique), qu’il “participe” (et, chez certains candidats, on n’obtient guère plus :roll: ) à la formation, il est “validé”.

    Ce qui revient à dire qu’on valide des directeurs par défaut ?
    A défaut de faire de graves erreurs, il est validé ! c’est ce que je comprends..

    Et est ce que parfois le jury se positionne en se demandant s’il serait prêt à confier ses gamins au canddiat qui est en face de lui ? Parce que si ce critère était plus usité on aurait quelques surprises dans les résultats de session (BAFA compris)…

    **

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