Prévention des conduites addictives

14 sujets de 1 à 14 (sur un total de 14)
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    Messages
  • #50571
    Vertos
    @vertos

    Bonjour, je me permet d’apporter mon point de vue.

    Je serai bref : pour moi, la sensibilisation marche peu, même si elle reste nécessaire au moins à titre d’information. Mais il faut savoir que les jeunes animateurs que nous recevons en formation ont été bassinés de sensis sur tous thèmes : tabac, drogues, sexualité.
    Je serai curieux de voir sur combien d’entre eux cela a fonctionné.
    J’ai par curiosité demandé à un groupe de stagiaires combien avaient assisté à de la prévention anti tabac.
    Sur la vingtaine, tous avaient été sensibilisés au moins une fois. Nous décomptions une quinzaine de fumeurs. Bien sur, cette petite question non quantitative ne permet pas d’avoir de résultats précis, mais cela illustrait bien mon propos sur le coup.

    Pour moi, même si on apporte une information, le plus important est de permettre aux stagiaires de se forger leur propre idée et éthique de travail, tout en gardant la loi en tête bien évidemment.

    C’est pourquoi j’utilise les méthodes de “débat orienté”, ou encore “débat mouvant” pour ces temps là, le but étant que chacun se façonne une opinion.
    En fin de séance, en même temps que la synthèse, j’apporte mon point de vue en tant qu’animateur, et enfin, je donne une vision plus globale, en prévenant sur les risques à la fois pour les jeunes, mais aussi pour les participants, et les personnes qu’ils impliqueraient. Exemple d’un accident grave sous usage de stupéfiants (chez un adulte) dont l’enquête pour mettre en péril l’organisation toute entière, et par conséquent, de nombreux emplois et départs en vacances.

    #56273
    RMR31
    @rmr31

    Dac.

    #56306
    FDFR77
    @fdfr-77

    On a eu des informations plus précises sur les conditions d’application du nouvel arrêté, et grosso modo le MJS est conscient que le stage BAFA a une durée finie et que si on y rentre de nouveaux contenus on rogne sur autre chose en échange. C’est de l’oral “en off” donc je ne retranscrirai pas ici les propos du haut fonctionnaire qui les a tenues, mais c’était assez limpide.

    #56323
    RMR31
    @rmr31

    Sympa les coins.

    FDFR77 a écrit :

    Après, nous en formation de formateurs nationale on a été assez unanimes : on ne forme pas des educ spé, donc ils n’ont pas à sortir de stage BAFA en étant capables de mener des temps de sensibilisation c’est de toute façon pas leur boulot. Par contre ils sont à peu près au clair sur ces notions et les dangers (pour eux et pour les mineurs) et surtout ils connaissent les ressources à leur disposition (ANPAA, éducateurs spécialisés, cadre juridique, pharmacie de garde, urgences médico-judiciaires, …).

    C’est un peu en contradiction avec les nouveaux textes non ? Je ne les ai pas lus (d’ailleurs si quelqu’un à un lien…) mais il me semble que le PP doit désormais contenir des notions sur la sensibilisation des jeunes aux addictions et aux pratiques sexuelles, ce qui implique plutôt directement les animateurs dans leurs PA.

    Je ne sais pas trop comment c’est tourné mais il me semblait justement qu’il fallait depuis cette année préparer les animateurs à mener eux mêmes des temps de sensibilisation avec les jeunes.

    #56349
    FDFR77
    @fdfr-77

    Salut,

    Nous on le faisait déjà, de manière empirique au milieu d’autres thèmes par le biais d’un outil qu’on appelle “le coin-coin” : on pose une situation à priori peu complexe (ex : vous laissez quartier libre à un groupe de jeunes, ils reviennent à l’heure mais avec un bon coup dans le nez). Ensuite aux stagiaires de proposer des moyens de résoudre le problème posé. Chaque nouvelle solution crée un nouveau “coin” auquel les indécis peuvent se rallier sans avoir à justifier leur point de vue.

    Puis les prises de paroles permettent de complexifier la situation en sortant du problème -> solution (technique d’entrainement mental bien que très basique). On peut à tout moment changer de camp et la mauvaise foi est admise du moment ou elle ne parasite pas le temps de travail, ce qui rend les échanges dynamiques et moins dramatiques.

    Les points de droit sont donnés par l’animateur le moment venu, afin que les stagiaires prennent bien en compte le cadre légal (par exemple s’ils proposent comme solution de laisser les jeunes boire un peu, mais pas trop).

    L’important, c’est que ce n’est pas l’animateur qui tranche en disant “ça c’est bien, ça c’est interdit” et qu’on permet aux stagiaires de se positionner sans avoir à prendre systématiquement la parole.

    En ce moment je me forme au théâtre forum, je pense que ça peut être un autre moyen assez intéressant d’aborder ces questions sous l’angle des besoins (de transgression, de mise en danger, de dépendance, de pression sociale, …).

    Après, nous en formation de formateurs nationale on a été assez unanimes : on ne forme pas des educ spé, donc ils n’ont pas à sortir de stage BAFA en étant capables de mener des temps de sensibilisation c’est de toute façon pas leur boulot. Par contre ils sont à peu près au clair sur ces notions et les dangers (pour eux et pour les mineurs) et surtout ils connaissent les ressources à leur disposition (ANPAA, éducateurs spécialisés, cadre juridique, pharmacie de garde, urgences médico-judiciaires, …).

    #57141
    RMR31
    @rmr31

    Salut Langelous,

    Langelous a écrit :

    L’objectif n’est plus de simplement sensibiliser les stagiaires aux conduites addictives

    Pour moi c’est le cas, puisqu’avant on ne le faisait pas … du moins différemment …

    Oh quand même la sensibilisation se faisait, je n’ai pas été formateur dans un grand nombre d’organismes différents mais j’en ai quand même fait quelques uns et j’ai quasiment toujours souvenir d’un temps de discussion plutôt accès sur ce genre de thématiques (alcool, drogue, sexualité, etc.).

    Qu’il faille le faire encore, et de façon différente, nous sommes d’accord c’est d’ailleurs pour cela que j’intervenais, en expliquant en quoi le changement d’attente vis à vis des formations BAFA est censé nous amener à réinterroger nos pratiques. Changement que tu expliques ici :

    Langelous a écrit :

    Ce qui est demandé maintenant c’est que tout animateur titulaire du BAFA devra être formé et capable de sensibiliser les mineurs contre les risques liés aux conduites addictives et savoir le cas échéant apporter une réponse adaptée aux situations auxquelles il peut être confronté.

    Les méthodes évoquées sont bien là pour sensibiliser, faire réagir, se positionner en tant qu’adulte responsable.

    Certes, mais ça c’était déjà plus ou moins le cas avant, l’objectif désormais est aussi de faire de ces adultes responsables des formateurs à leur tour sur des sujets sur lesquels parfois, en arrivant, ils ne sont pas encore au clair.

    Langelous a écrit :

    Donc concrètement aller plus loin pour toi, c’est quoi ? que mets-tu en place ?

    En toute honnêteté là comme ça pas grand chose, je n’ai pas encadré de formation depuis la réforme et je n’aime pas trop théoriser sans avoir pu pratiquer avant. j’attendais surtout des retours de personnes qui auraient pu essayer des changement de pratique sur ce genre de temps justement, pour avoir leur analyse.

    Je pense qu’il faut garder une trame similaire, après tout il est indispensable pour avoir un discours plutôt sain vis à vis des autres d’avoir soi-même une cohérence sur le thème. Permettre à chacun de s’interroger sur ses pratiques, réagir à celles des autres, et se positionner me semble donc une base toujours indispensable.
    Pour la suite je pense qu’il faut mettre en place une méthode permettant justement de pousser un peu plus les stagiaires dans leurs retranchements, permettre au groupe de cibler des incohérences potentielles dans le discours. Pourquoi pas en imaginant la séance en deux temps, lors duquel plusieurs petits groupes réfléchissent à l’addiction, autant d’autre à la sexualité, de façon similaire à celle qu’on pouvait connaître. Ensuite on réunit deux groupes (un de chaque thème), et ce sont les stagiaires du groupe 1 qui mènent un temps en situation, de la façon qu’ils jugent la plus approprié, en se soumettant ainsi au jugement et aux questions du groupe 2, puis inversement.

    #57285
    Import
    @import

    Merci pour le partage!

    #57286
    Langelous
    @langelous

    Salut

    Donc concrètement aller plus loin pour toi, c’est quoi ? que mets-tu en place ?

    L’objectif n’est plus de simplement sensibiliser les stagiaires aux conduites addictives

    Pour moi c’est le cas, puisqu’avant on ne le faisait pas … du moins différemment …

    Ce qui est demandé maintenant c’est que tout animateur titulaire du BAFA devra être formé et capable de sensibiliser les mineurs contre les risques liés aux conduites addictives et savoir le cas échéant apporter une réponse adaptée aux situations auxquelles il peut être confronté.

    Les méthodes évoquées sont bien là pour sensibiliser, faire réagir, se positionner en tant qu’adulte responsable.

    #57332
    RMR31
    @rmr31

    Il ne faut pas oublier que désormais l’objectif n’est plus de simplement sensibiliser les stagiaires aux conduites addictives, ou à la sexualité, mais bien de les “sensibiliser à leurs sensibilisations”, car à leur tour ils vont être amenés à diriger ce genre de “débats” dès lors qu’ils s’engagent sur des séjours ados.

    Je ne vois rien dans vos méthodes qui montre un changement avec les pratiques passées où l’objectif était justement de “seulement” sensibiliser les futurs anims, je crois qu’il faut aller un peu plus loin désormais. Parler addiction et sexualité avec des jeunes de 17/18 ans qui sont déjà dans une démarche d’insertion pro’ n’est pas la même chose qu’en parler avec des ados de qui entrent, pour certains, à peine au lycée et qui vont en colonie. Les objectifs n’étant pas les même pour eux et pour nous notre méthode ne peut être la leur, et ça à un moment il faudra le mettre sur la table.

    #57967
    Langelous
    @langelous

    Les saynètes sont un bon moyen pour tester les stagiaires sur leur capacité de réaction. Je les utilise pour bien des thématiques.

    Je me pose la question de savoir si c’est la bonne méthode pour faire passer des messages de prévention. L’objectif de ce temps est de donner des pistes de réflexion, donner du contenu ou du moins donner des sources d’informations en termes de discours préventifs faces aux addictions, en mettant de coté effectivement leur propre pratique. A l’inverse, peut etre que leur expérience peut être aussi au service de leur discours. On doit ici leur apporter du grain à moudre pour qu’ils construisent leur propre argumentaire.

    #57969
    eugene
    @eugene-2

    pour moi le plus important c’est de savoir comment va se positionner le stagiaire sur le thème de la prévention.
    Donc cela passe souvent par des études de cas et un débat eventuellement une recherche sur certains thèmes.
    Les pettites scénes ont un avantage elle permet de constater les comportements du stagiairespar rapport à certains sujets.

    En effet il faut que le stagiaire se positionne comme un animateur qui se doit de faire de la prévention. quelque soit ses pratiques.

    #58052
    Hanu
    @hanu

    J’utilise la méthode du similo-théâtre forum. Je prépare plusieurs mises en situation que les animateurs peuvent rencontrer sur le terrain englobant les différents points principaux du sujet (tabac, drogues, alcool …). Chaque situation est jouée avec un animateur qui découvre la situation et intervient. Ces scénettes servent pour déclencher un débat ouvert sur chaque question … On finit par une synthèse de tout ça.

    #16645
    Langelous
    @langelous
    #58054
    Langelous
    @langelous

    Bonjour a tous

    Petite question… Comment menez-vous le temps sur la prévention des conduites addictives ?

    Moi je me base un peu sur le guide pour les chiffres mais surtout sur les vidéos des campagnes de pub anti-tabac, alcool, drogue … Mais comme il y en a bien d’autres, on est limité en support visuel.

    Aussi, partant d’un brainstorming, je demande aux stagiaires quels sont pour eux les types d’addictions possibles, et on débat ensuite sur les risques associés (pour le consommateur et pour l’entourage) en lien avec la vie en collectivité au sein de l’ACM.

    Comment fonctionnez-vous ?

    Cordialement

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