Attitude face à un(e) enfant qui frappe son animateur

This topic contains 12 replies, has 7 voices, and was last updated by  marzhin 2 months, 1 week ago.

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  • #759292

    marzhin
    Participant

    Je rejoins les raisonnements de Marie13 dans cette histoire, sans qu’il soit question d’excuser quoique ce soit comme le laisse entendre Gogogadget. Qu’y a-t-il dans la vie de l’enfant, surtout que c’est exceptionnel et qu’il a un rythme de croisière plutôt réussi selon nos critères sociaux, pour que soudain il en soit arrivé là ? … Il sort d’une dispute avec un autre enfant, est-ce que cela est si rare pour lui qu’il ne supporte pas la frustration au point de la défouler sur « l’adulte » ? « L’adulte » est-il d’un naturel convivial autrement, non qu’il l’aurait mérité mais qu’il l’ait instinctivement induit ? … La pure répression de l’enfant, là, est réactionnaire, de type parti de l’ordre. Enfin bon : deux ans après les faits, je remarque politiquement que les « progressistes » s’accommodent très bien de « l’ordre », quand ils ont le Pouvoir … passons.

    De toute évidence, il y a à régler :

    1. la dispute entre jeunes, comme cela doit toujours se régler (compréhension de la situation après discussion « au tribunal des partis en présence », et sanctions logiques, accompagnées de discussions éducatives éventuellement personnelles) ;

    2. la frappe de « l’adulte ». Mais entendons-nous bien : le mot violence a été lâché, et aussitôt on s’imagine la totale. C’est exactement ce qui se passe actuellement, entre LREM au pouvoir, l’usage qu’il fait de la police, les Gilets jaunes, et leurs dérives. Sans rentrer dans la polémique, il y a un certain nombre de cas où le mot violence aurait dû être plus souvent employé dans les médias (violences policières, relevées par l’U.E. elle-même) et d’autres où le mot violence a trop été employé (entre des tensions, des campements sur ses positions avec regards en chiens de faïence et tentatives de « chercher », des barricades créées à partir d’éléments de l’espace public, et des insultes discriminatoires voire des brutalités physiques : il y a un monde ; de même, entre le pacifisme d’un rond-point de campagne et la casse dans un boulevard de grande ville, etc.).

    Ainsi le mot violence est peut-être trop dire. De toutes façons, ce sont derrière les « adultes », les équipes « éducatives », qui vont monter en épingle ou pas, stresser ou pas, etc. Dans le cas où l’intégrité physique de l’animateur n’est pas en cause, encore qu’il ait été logiquement effarouché et effaré par le geste du jeune, c’est à l’animateur de garder son sang-froid. Plus il l’aura, plus il aura d’autorité, car démontrant sa liberté personnelle dans une situation « pulsionnelle ». Mais même si son intégrité physique est en jeu, sur le coup, plus il fera preuve de sang-froid, plus il désarmera en face. Et plus ce sang-froid est présent chez tout le monde (une sorte de gravité lourde et ombrageuse, si l’on veut, devant la transgression), plus le jeune sera mal, et l’impact sur le groupe mieux géré, car on sentira toute la gravité et la maîtrise des « adultes éducateurs », qui pour le coup méritent le titre d’adultes éducateurs en effet, les autres ne faisant qu’envenimer la situation à cause de leur immaturité socio-affective devant l’émoi.

    • This reply was modified 2 months, 1 week ago by  marzhin.
    #268602

    gogogadget
    Member

    Très intéressant.
    Merci Ludou. Je l’ai parcouru, je vais prendre le temps de le relire au calme.

    #268606

    ludou
    Participant

    un texte de Ph. Lebailly (CEMEA).

    Distinction entre violence et agressivité…

    à voir…

    #268609

    gogogadget
    Member


    Marie13 a écrit :
    Et si cette baffe était le seul moyen qu’a trouvé ce jeune pour s’exprimer contre l’anim?
    Peut-être qu’elle l’à mérité de par son intervention cette fois là ou de par son attitude le reste du temps et que là c’était l’expression sous le coup de la colère, d’une envie de violence contenue depuis trop longtemps?

    Est-ce pour autant excusable ? Est-ce une « excuse » pour se laisser aller à un acte de violence ?

    Lorsque l’on parle des bagarres entre enfants, il s’agit de 2 gosses qui se battent, il y a échange de coups. Dans le cas exposé là, c’est un(e) gosse qui fait un acte violent sur une personne non-violente physiquement (car il y a peut être une autre violence, au vu de la réaction…)

    Sinon assez d’accord avec les autres pour dire que l’écoute et la prise en compte de la parole de l’enfant est totalement absente du décor. D’où une sanction mal appropriée, bien que prévue au départ pour ce genre de geste inexcusable.

    #268615

    Marie13
    Participant

    Et si cette baffe était le seul moyen qu’a trouvé ce jeune pour s’exprimer contre l’anim?
    Peut-être qu’elle l’à mérité de par son intervention cette fois là ou de par son attitude le reste du temps et que là c’était l’expression sous le coup de la colère, d’une envie de violence contenue depuis trop longtemps?

    Et si au lieu de la frapper, le jeune l’avait insultée, aurait-ce été pareil?

    On recommande bien souvent aux enfants au lieu de frapper leurs camarades de venir en parler à un anim.
    Dans cette situation, le petit avait-il la possibilité d’aller trouver un collègue de cette anim pour se plaindre d’elle, ou la solidarité affichée de l’équipe d’adulte l’en empêchait-il?

    #268619

    balthazaar
    Participant

    Je ne comprends pas la situation que tu décris, il faudrait 100 fois plus d’éléments. On peut imaginer cent raisons différentes.

    Un renvoi a l’air disproportionné.
    Je ne trouve pas que le geste soit inadmissible, parce que droit à l’erreur, parce que je n’y étais pas, parce qu’aucune info sur les intentions…

    Et si il est décidé de le/la maintenir (…) quelle posture adopter face à lui/elle ? Quel message est envoyé aux autres ?
    C’est là difficile de juger. J’imagine que le mieux, c’est qu’ils dépassent ça tous les deux, qu’ils parviennent à en rire, que d’un côté comme de l’autre les intentions soient claires, et les paroles tenues. Pourquoi faire monter la pression en parlant de renvoi ou en impliquant tous ceux qui ne sont pas concernés? Il faut aussi qu’ils s’expliquent devant quelques personnes neutres.

    #268620

    Xinome
    Participant


    gogogadget a écrit :
    Comment conserver un(e) enfant qui a porté la main sur un adulte (un(e) référent qui plus est) ?

    Est-ce que des enfants se battant entre eux ont été renvoyés eux aussi ? Si non c’est qu’il serait plus choquant et grave de taper sur un adulte que sur un enfant. Youpy ! :roll:

    …aurait mis un coup délibéré à un(e) animateur(trice) venu(e) le/la sermonner suite à une dispute entre deux gosses dans la cour. Votre attitude ? Réaction ?
    Une dispute ou une bagarre? Est-ce que les enfants ont réclamés l’intervention de l’adulte ou bien cet anim’ est intervenu de son propre chef ?

    Discuter avec le gosse me semble une évidence, essayer de comprendre pourquoi il en est arrivé à ce geste alors que ce n’est pas son habitude, déterminer quelles sont ses relations avec cet anim. Bref y’a tellement à faire avant de se montrer stupide en el renvoyant.

    #268622

    gogogadget
    Member

    Salut Crevette,

    oui je me rappelle bien ce fil… La nuance assez notable que j’y trouve, c’est que dans le lien auquel tu fais référence, l’enfant cause un trouble au bon déroulement du séjour, et a refusé toutes les « accordances » pour reprendre le terme de l’oiseau disparu.
    Dans le cas présent, il y a un côté « couperet » qui me gêne… 1ère faute, grave puisqu’il s’agit d’une violence sur un tiers, et la sanction tombe. Pas de recherche de la cause de cet acte, pas de médiation, on applique la règle (renvoi) à la lettre.
    Et comme l’a souligné très justement Ludou, cet(te) enfant aurait-il/elle été renvoyé(e) pour un coup de poing sur un(e) compère ? Rien n’est moins sûr, surtout si c’est un cas unique dans une vie scolaire calme.

    #268623

    crevette76
    Keymaster

    la même question dans un contexte un peu différent : enfant violent

    #268624

    gogogadget
    Member

    Salut Ludou,

    Il l’est ! :-D
    Mais il est incomplet, car tu ne dis pas ce que devient le/la gosse…

    #268625

    ludou
    Participant

    Salut gogogadget, j’aime bien tes sujets polémiques même si ça me fait nettement moins rire d’imaginer les souffrances derrières ces situations…


    gogogadget a écrit :

    Votre attitude ? Réaction ?

    « Ah bah enfin, tu t’exprimes… il était temps ! »

    Comment conserver un(e) enfant qui a porté la main sur un adulte (un(e) référent qui plus est) ?

    Quel est le plus choquant ? Un enfant qui frappe un adulte ou un adulte qui estime moins grave lorsque ce sont deux enfants qui se frappent ?

    Quelle place à la discussion, à la pédagogie, dans un cas extrême comme celui-ci ?

    aucune ! Il y a eu violence, il faut réagir fermement. Moi je proposerais le renvoi temporaire de l’adulte qui a été frappé.
    Cet adulte aura alors tout le temps de réfléchir à ce qu’il s’est passé…

    J’espère que mon avis est assez tranché ;-)

    #268567

    gogogadget
    Member
    #268626

    gogogadget
    Member

    Bonjour à tous,

    Je souhaiterais soumettre un évènement à vos avis ou retours d’expériences:
    Si sur l’un de vos temps périscolaires, vous êtes témoins – voire victime- d’un(e) enfant qui aurait mis un coup délibéré à un(e) animateur(trice) venu(e) le/la sermonner suite à une dispute entre deux gosses dans la cour. Votre attitude ? Réaction ?
    Pour la mise en situation, l’enfant est bon élève, sans problème de comportement particulier, bien intégré(e) dans sa classe et son école. Son attitude est totalement imprévisible sur ce coup là…
    Il est question d’un renvoi de cet(te) élève des temps péri-scolaires + cantine.
    Si le geste est totalement inadmissible et la sanction compréhensible, le renvoi simple me dérange dans l’absolu. Et en même temps j’avoue que la situation m’interpelle un peu… Comment conserver un(e) enfant qui a porté la main sur un adulte (un(e) référent qui plus est) ? Et si il est décidé de le/la maintenir eu égard au fait qu’il/elle ne s’est jusqu’alors jamais distingué(e) négativement, qu’il/elle quitte l’établissement pour le collège dans 1 mois, etc., quelle posture adopter face à lui/elle ? Quel message est envoyé aux autres ? Comment se comporter au quotidien avec un(e) gamin(e) qui a cogné son/sa collègue (ou soi-même) ? Quelle place à la discussion, à la pédagogie, dans un cas extrême comme celui-ci ?
    Certain(e)s ont déjà vécu pareille situation de près ou de loin ? Et si oui comment l’équipe a géré le truc ?
    Je cherche à avoir un avis tranché sur ce cas de figure, mais j’avoue que je n’y parviens pas…

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