Préjugés et stéréotypes

18 mai 2009

Periwinkle

 

les gars sont moins rigoureux que les filles dans leur boulot auprès des enfants au niveau de la vie quot

Les préjugés sont dangereux  car ils déterminent pour des personnes ou pour des groupes des manières de penser et d’agir. Ils influencent nos comportements et peuvent donc déboucher sur des pratiques discriminatoires.

Voici d'autres exemples de stéréotypes que l’on retrouve dans le domaine de l’animation :

 

des filles ne sauront pas monter des tentes durant un mini camp

 

L’animation, c'est un truc de jeunes…

 

 Un jour j'ai rencontré un organisateur (avec plutôt une bonne réputation) rempli d'intentions pédagogiques… qui m'expliquait sérieusement :
1) que sur les centres maternels, il ne prenait pas d'hommes pour diriger, parce que, vous comprenez, les parents…
Puis j'ai rencontré une autre personne à qui il avait été expliqué:
2) que sur les centres primaires, plus gros, qui nécessitent une certaine capacité d'organisation, il ne prenait pas de femmes pour diriger… »

D’où viennent les préjugés ?

L’origine des préjugés est tout d’abord socioculturelle. C’est en effet l’environnement dans lequel on vit qui construit et influence nos façons de penser et nos façons de nous comporter. L’éducation, les médias , les groupes auquel on appartient véhiculent des normes, des manières de faire. En grandissant, et selon sa capacité à prendre conscience des normes existantes, l’individu intègre et reproduit plus ou moins les stéréotypes qui l’entourent.

Mais les travaux actuels de recherche montrent également que les préjugés ont une origine cognitive c'est-à-dire qu’ils sont liés à la façon dont le cerveau fonctionne pour traiter l’information qu’il reçoit.
Les informations qu’un cerveau doit traiter sont très nombreuses et il ne parvient pas à tout traiter. Il essaie donc de simplifier la réalité et pour cela catégorise l’information : il fait ce qu’on nous reproche parfois : il met les gens dans des cases. Ainsi, en quelques secondes, face à une situation, le cerveau peut nous envoyer des informations stéréotypées qui influenceront notre jugement ( cf la bibliographie pour plus d’informations sur le sujet).

Ainsi, une partie de la discrimination que l’on pratique se fait inconsciemment et il est donc difficile de l’admettre soit même. Et le fait d’en avoir conscience ne suffit pas toujours à éviter certaines réactions discriminatoires.

On peut donc comprendre certaines personnes qui prétendent agir de bonne foi.

 

 De bonne foi, il y a une partie des lois que les gens ne connaissent pas. Pour beaucoup, les discriminations sont légitimes, ils les perçoivent comme des critères de sélection défendables et non de la discrimination. Les gens savent que s'ils téléphonent en conduisant ils perdront deux points, mais s'ils mettent un critère d'âge ou de sexe sur une annonce, ils tombent des nues quand on leur dit que c'est un délit et qu'ils encourent une lourde amende

 

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