une journée comme une autre en claé

This topic contains 463 replies, has 34 voices, and was last updated by  moilapa 3 years, 8 months ago.

Viewing 20 posts - 421 through 440 (of 464 total)
  • Author
    Posts
  • #118502

    moilapa
    Participant

    Non. Ce n’est évidemment pas fait pour être permanant.

    C’est une fête, ça fait partie du plaisir : quand on va en classe à 2 heures il n’y a rien à cet endroit (hors la cours, mais juste devant) et la récré d’après y a tout un truc bizarre qui a poussé comme par magie. Sans explication. Comme pour le décor de la maison de la sorcière…

    On devine juste qu’il va se paser quelque chose.
    Bon, même si les gamins finissent par se douter que je suis derrière tout ça à chaque fois.

    Cela ne peut absolument pas rester en place (on est d’ailleurs dans le chemin, et les parents pour récupérer leur gamin le soir ont été obligé de traverser, ce qui n’est peut être pas alors du hasard, là où vont passer pratiquement tous les parents du claé ; mais bon ; disons que les choses ne sont pas calculées et qu’il s’agit juste de faire plaisir aux enfants, qu’il ne s’agit pas de travailler petit à petit sur l’image du claé vis à vis des instit’, du personnel de l’école, des gars de la mairie quelque qu »ils soient qui viennent travailler sur l’école, les responsables de l’assoc’ qui passent de temps en temps sur le claé et qui a chaque fois tombent sur des « événements  » (là, en fait, j’en ai absolument rien à foutre, c’est juste vis à vis des deux directeurs du claé qui sont des gens biens et un peu trop soucieux de hiérarchie) des familles des deux écoles maternelles autour, des gens qui viennent se promener avec leurs petits, des habitants du quartier qui traversent ce parc de de verdure, notamment les nounous avec leurs marmailles nombreuses accrochés aux wagons de poucettes, de faire parler d’un lieu qui bouge et non d’une garderie où l’on vient chercher ses enfants qui, à présent, voient l’arriver de leurs parents avec une mine déconfite « Oh Non ! Déjà »…),

    Ouais : c’est juste une improvisation avant la prochaine improvisation. Sitôt finie, sîtot rangée.

    #118511

    XXYYZZ
    Participant

    Avé Moilapa
    Encore bravo pour ton boulot.
    Juste une question.
    l’installation, sur la photo, pour le grand jeu, elle reste longtemps ? Une récré,? lle est permanente ? Car cela ne t’as pas surement échappé qu’avec cette installation, on peut faire de nombreuses choses super interessantes.
    J’ai connu un cour comme cela dans une école plus petite, donc avec moins de choses à l »Etang salé, commune du Sud-Ouest de La Réunion.
    Une grande partie des installations avaient été faites avec l’aide des parents.
    Mais Le Maire de la commune, a demandé de tout enlevé. L’enseignant a tenu tout de même 3 ans.

    #118514

    moilapa
    Participant

    Bo… En même temps, y’a pas vraiment un sujet déterminé ici…
    C’est d’ailleurs dommage qu’il y ait pas plus de gens qui racontent ce qu’ils font sur le terrain… Leurs expériences, ce qui a marché concrètement et dans quelles conditions, ou comment ont-ils choisi une autre voie, pourquoi…

    Je ne parle pas des « help me » de passage qui n’ont que peu d’intérêt, mais de ceux qui fréquentent plus souvent, qui ont concernant l’aspect théorique des idées, des argumentations… dont finallement on ne voit rien de ce qu’ils font concrètement.

    C’est d’ailleurs à une autre échelle, un petit peu le problème de l’animation.
    C’est qu’on ne trouve que très très rarement des gens en capacité de faire (et non de juste dire, ça, c’est pas très difficile à trouver) avec qui ont peut échanger sur un projet, sur des directions…
    Peu de gens avec qui échangé…

    Un autre montage photo du grand jeu, où l’on devine le début de la cabane dans les arbres :

    Y’a un type à gauche, ça donne une idée de la hauteur…

    #118522

    zewdiwang
    Member

    moilapa a écrit:
    bin, je sais pas trop combien je suis payé, puisque comme je l’ai dit en arrivant à l’entretien d’embauche :
    – Bonjour, je viens pour m’amuser.
    – Heu… oui. Asseyez-vous.

    En fait, il y avait deux posts : un les midis plus les mercredis, et un les midis et les soirs.

    Et ça m’arrangeait pas trop parce que j’ai autre chose à faire.

    Alors il ont refait les contrats et l’autre anim’ récup les mercredis et les soirs (ce qui l’arrange, c’est un étudiant qui a besoin de thunes)

    En fait, je sais qu’ils m’ont ajouté une 20taines heures sur la paie (une petite partie du temps que j’ai fait en plus, même si je n’ai rien demandé et que je n’étais venu que pour le plaisir) mais je me suis pas inquiété d’aller voir à la banque ce que j’ai touché.

    De toute façon, je pars du principe que je toucherai autant en m’inscrivant au RMI à rester chez moi.
    Donc c’est vraiment du temps pour m’amuser.

    Le vrai luxe! Faire ce qu’on aime, c’est ce que j’appelle etre heureux

    bon je sais que je suis hors sujet

    #118523

    moilapa
    Participant

    Y’a un truc marrant que je viens de voir sur le montage photo du parcours : en haut de l’image, au centre (au dessus du chiffre 8 à gauche) il y a un anim’ allongé dans l’herbe, pendant que j’installe le parcours.

    #118526

    moilapa
    Participant

    Sinon, l’atelier cirque d’hier midi sur le claé :

    photo côté cours (petit bout de l’une des deux immenses cours de notre école) :

    J’ai redessiné en jaune le slack et les cordes du trapèze qu’on ne voyait pas sur la photo.


    installation du slack


    Vue cette fois côté « gros plus de ce claé : les parties en herbe à perte de vue, entièrement fermé et sécurisé. Avec au loin, l’une des 2 maternelles collées à notre école, avec là aussi un espace d’herbe devant leur cours où l’on va faire l’une des 3 représentations quand les enfants s’estimeront prêt.
    1 : trapèze, 2 : planche à rouleau, 3 : slack, 4 : boule d’équilibre.

    L’atelier lui-même : Ca se passe donc dans l’herbe, devant la cours d’école. Une quarantaine de gamins à quelque chose, pret, dont deux groupes de filles à part venues juste pour sortir de l’école et se retrouver entre elles à discuter dans l’herbe, au soleil, et sans adulte. Dont le groupe de la princesse chieuse, qui a beau dénigré tout ce que je fais, ne me lâche plus les baskets. Et si vous avez suivi, elle est en béquille en ce moment puisqu’elle a « une grosse entorce ».
    Il y a d’ailleurs sur l’atelier cirque l’autre petite fille de l’école en béquille en ce moment (plâtre et fracture). Mais il n’y a pas d’incohérence à ce que les deux enfants en béquille viennent sur l’atelier cirque : encore une fois, ce n’est pas la production de l’atelier qui importe, c’est ce qu’il se passe entre les individus durant le temps.

    D’où par exemple la balançoire pour la gamine avec son plâtre.

    Gestion un petit peu rigoureuse, vue les ateliers possiblement dangereux et autant de gamins sur un si petit bout de moquette.
    Surtout qu’au bout d’un moment, la princesse chieuse, a rameté sa cours. Au moment de l’atelier trapèze qu’elle a fait aussi (après tout, on a pas besoin de poser le pied au sol)

    Problème : y a de grandes chances que le spectacle se fasse rapidement après ces vacances. Et, au lieu de faire qu’au fil du temps des enfants abandonnent, sans cesse d’autres se rajoutent. Et, au lieu de se spécialiser, ils continuent tous (garçons et filles) à faire tous les agrés.
    Je n’ai pour l’instant pas de solution pour un spectacle. 40 ou 50 gamins qui passent chacun leur tour par exemple sur le trapèze, c’est une durée de spectacle qui n’en finit plus. Et des « redites visuels » ennuyeuses pour les spectateurs.

    La solution est peut être dans les ateliers cirque pas encore abordés : notamment diabolo et bolas qui font fidéliser et spécialiser ertainement des groupes.

    —————————————————-

    Toujours le même midi-deux heures.

    Comme il y a trop d’enfants sur cette école, il y a deux « sorties des classes » décalées. Et quand j’en ai fini avec les grands (CM et CE2), arrivent les CP-CE1.

    Normalement je ne travaille que les deux heures avec les grands, mais à présent je fais systématiquement aussi des ateliers avec les petits.
    Il y aussi un autre groupe d’enfants : la classe des Clis (moins de dix gamins) qui ont l’âge des CM mais sont dans la cour avec les petits (aberration totale)
    Et cette fois, malgré que je représente pour ce groupe « dure » l’autorité, ils viennent me voir (ce qui là aussi commencent petit à petit à devenir une habitude)

    Je décide de ne pas prendre de « petits », pour rester entre « grands ».
    Au bout de deux minutes, je me rends compte que l’atelier cirque avec ce groupe ce jour-là n’a aucun sens.

    Ce qui leur plaît, c’est l’échelle de corde, le banc (qui a servi pour nos « béquilles) et le slack mais par pour faire du cirque (avec une organisation structuré, l’adulte qui dit quoi faire, comment…) mais de l’aventure (en fait, en gros, s’amuser à tomber)
    Donc: grimper, sauter…

    Je leur propose donc de construire une cabane dans les arbres (projet que j’aurais dû commencer à la rentrée, mais comme j’ai tout le matos’ déjà prêt…)

    Gros gros travail physique en équipe : durant cet atelier, on aura juste réussi à mettre en place la première planche (le plancher) de la cabane (très épaisse, et très lourde)
    Cela s’avère bien plus difficile et dangereux que prévu. Notamment du fait de la hauteur (près de 3 mètres). Pour travailler en hauteur, on à l’échelle de corde (3) :

    et l’escabeau que j’ai attaché solidement à l’arbre avec du gros cordage.
    La directrice inquiète de ne pas entendre parler de l’équipe des Clis et de leur dernière bêtise du jour, arrive puis préfère partir et ne pas voir !

    -David, j’ai mal là et là…
    – Bien, ce sont tes bicepts qui n’ont pas l’habitude d travailler. C’est normal. C’es à force de porter des trucs lourds. Comme si tu avais fait de la muscu sans avoir l’habitude.

    Bref, la sonnerie retendit comme une grosse punition pour ses gamins en train de bricoler, de « faire du vrai travail ».

    Si je les lâche dans cet état (fait chier la classe !!!) c’est la maîtresse qui va en chier tout l’après-midi (et croyez-moi, ils peuvent être très dures) Je leur promets alors que l’on continuera au claé du soir.
    Et ils repartent en courant, déjà pressés d’arrivée au prochain claé.

    Particularité : Toulouse fait bande à part s’agissant des rythmes du temps d’école des gamins. Par exemple, les enfants ont école le mercredi. Et ces heures sont rattrappées dans la semaine : ils sortent de classe à 16 heures.
    Ce qui fait qu’il ya encore plus de gamins sur le claé du soir que du midi, peu de parents arrêtant le travail à 4 h !

    J’ai donc deux heures pour mettre en place quelque chose.
    Vu le plaisir qu’ils ont eu à grimper, à sauter, escalader, je monte un parcours :


    (il manque juste le début de la cabane plus haut dans l’arbre et qu’on ne voit pas ici)

    En fait, au départ, je sors juste des tables et des bancs, avec le slack et le trapèze déjà en place.
    Puis, puisque qu’avec le groupe des clis, pour sortir le bois de mon camion, on a dû aussi sortir mon matos « accrobranche » qui était deçu, je monte un pont. Et comme j’ai le temps, qu’il fait beau, et « qu’on est bien dans l’herbe », un deuxième, etc…

    finallement, d’un truc improvisé, ça va devenir une grosse animation pour « fêter les vacances » : presque 250 enfants à faire passer sur le parcours.
    Donc grosse organisation au niveau de l’équipe d’anim’ (4 dans le parcours) 3 dans la cour pour gérer la queu le le (avec un sytème de ticket cachées dans la cour pour passer et la prise en compte des enfants dont les parents arrivent qui pasent alors en priorité)

    Le parcours :
    1) ça commence facile avec des cerceaux (faut pas les toucher)

    2) L’enfant monte sur le petit plot bleu, et à partir de là ilne doit plus toucher le sol jusqu’à la fin du parcours.
    Il prend le trapèze et arrive sur …

    3) le slack (auquel j’ai ajouté une corde à hauteur d’épaule pour en faire un pont de singe)

    4) Il arrive sur un parcours de bancs…

    5) et passe par le pont suspendu jusqu’à

    6) un autre parcours de chaises et banc.

    7) Le dernier pont : le plus difficile, car rien pour se raccrocher.

    8) On monte sur des tables et on fini avec une tyrolienne.

    Voilà. Une journée comme une autre en Claé.

    Un claé étant un lieu où l’on peut, malgré ce que l’on entend ici et là, faire des animations tout comme en centre aéré, en colo….

    C’est tout.

    #118527

    moilapa
    Participant

    Dans mon claé, la cantine est le domaine réservé des dames de cantine ; les anims n’y rentrent pas, ils n’y mangent même pas : c’est un avantage qui leur a été supprimé il y a quelques années par la mairie, qui jugeait, paraît-il, « que ça n’avait pas d’intérêt pédagogique ».

    Ce qui m’interpelle dans ce que tu dis, ce n’est pas une aberration de plus dans les systèmes d’encadrement des enfants.

    C’est ce que sont les animateurs, qui fait qu’il est tout à fait possible que l’on puisse ainsi « supprimer des avantages » (ou d’un autre point vue faire disparaître de leurs prérogatives l’un des deux points névralgiques du travail en claé). Je ne sais pas comment cela c’est fait, mais j’imagine très bien que cela n’a pas dû poser plus de problème que ça. Côté absence d’actions syndicales, interpellation des « parents-électeurs », décision de démission en bloc, blocage des claé…

    Juste des animateurs qui font ce qu’on leur dit de faire.

    #118600

    Import
    Member

    Par exemple, il y a un système instauré où pour passer au dessert, ils demandent à un adulte si ils ont assez mangé.

    Oui, j’ai un peu halluciné quand j’ai découvert ça sur mon claé.
    Dans mon claé, la cantine est le domaine réservé des dames de cantine ; les anims n’y rentrent pas, ils n’y mangent même pas : c’est un avantage qui leur a été supprimé il y a quelques années par la mairie, qui jugeait, paraît-il, « que ça n’avait pas d’intérêt pédagogique ».
    Les animateurs des maternelles, pour eux, c’est pédagogique, donc eux ils mangent avec les enfants. Me demandez pas pourquoi. Mais ça aboutit à des situations invraisemblables quand des maternelles débarquent sur l’école, par petits groupes (une dizaine) pendant le temps du midi, pour découvrir ce que c’est que le primaire. Parce que ces grande section sont accompagnés par une animatrice qui elle, mange avec eux.
    J’avoue que ça me fout les boules quand il y a des frites, parce que j’ai tout le temps la dalle le midi. Et que ça me fout encore plus en rogne parce que je connais ces animatrices en question, et qu’il faudrait les enfermer rien que pour la manière dont elles parlent aux enfants :-P

    Toujours est-il que, quand un jour, pour remplacer des dames de cantine absentes, j’ai dû m’aventurer dans l’espace de la cantine, j’ai un peu halluciné. Tous les enfants m’interpellaient pour savoir s’ils pouvaient passer au plat suivant, après l’entrée, le plat principal…
    Et moi qui venait de rentrer, je devais juger du haut de mon autorité d’adulte sur ces enfants assis, si 3 patates dans l’assiette c’était trop et qu’il fallait encore en manger une pour passer au dessert, si la quantité de carottes rapées restante était trop importante et s’il fallait ou non la réduire avant de passer à la suite…

    Je trouve ça proprement hallucinant. C’est la négation de la capacité la plus élémentaire de l’enfant, qui est de savoir quand il a faim ou quand il n’a plus faim, et de manger en conséquence au cours du repas. Non, c’est l’adulte qui peut décréter du haut de je-ne-sais-quel savoir si 3 patates dans l’assiette, c’est trop ou pas pour la crevette de 6 ans ou pour le sportif de 8.

    Quand on en vient à une telle négation de l’individu, de l’enfant dans ses capacités les plus élémentaires, je me demande parfois quelle peut être l’étape suivante. Ah, non, je la connais : c’est de leur étaler sous les yeux la « convention des droits de l’enfant » pour leur montrer à quel point ils sont libres…

    #118617

    moilapa
    Participant

    Les dames de cantine : suite.

    Parce que j’apprécie beaucoup leur attitude vis à vis des gamins (je leur ai déjà dit), je vais leur offrir des fleurs.

    Au départ, je me suis dit que je passerais juste à 11 heures avec le bouquet.

    Et puis je me suis dit : puisque c’est au nom des enfants que je fais ça, ça serait cohérent que les enfants participent.

    Ce qui complique un peu la chose, puisque pour être loigque jusqu’au bout, il faut que je regarde les horaires de bus de ville, calcule le trajet jusqu’au fleuriste le plus proche, éventuellement lui demande de rester ouvert une demi-heure de plus tel jour si il ferme entre midi et deux pour me radiner avec les enfants…

    Peut-être y ‘aura t-il aussi un dessin pour chaque dame, pour personnaliser l’événement. Ou une bague, puisqu’elles avaient vraiment kiffer les bijoux fait sur l’atelier par les gamines.

    Il me tarde de voir la tête de « la chef » de cantine notamment, au moment où les enfants dans le secret vont venir vers elles.

    Je crois qu’elle y est pour beaucoup dans cette atmosphère sereine : une maman dont les enfants trop grands ne sont plus à la maison…
    Dommage que ce soit la guéguerre avec les anim’…

    En tout cas, derrière ce geste simple, il y aussi beaucoup de choses en jeu : notamment sur l’image que ces dames ont d’elles-mêmes, à travers leur travail si dévalorisé, la reconnaisance de quelque chose à travers ces fleurs inattendues, sans doute aussi une pérennisation de cet état apaisé dans la cantine, puisque reconnu. Un apaisement aussi entre les groupes « cantine » et « animation ».

    #118619

    moilapa
    Participant

    Et puis y’a les dames de cantine.

    comme il n’y a pas assez de couverts pour autant d’enfants, en parallèle des repas, il y a toute une organisation vaisselle : les enfants suivent un parcours en posant leur plateau sur des tables : il y a des bacs où ranger chaque bidule : couteaux, fourchettes, verre à l’envers, bac pour vider le reste de soupe, poubelles où l’on pousse avec la serviette en papier les restes des assiettes…
    en fait, il suffit de suivre le mouvement.

    Et puis après tu vas dehors et tu joues.

    Comme je l’ai déjà dit : je n’ai jamais entendu l’une d’elles élever la voix après un enfant. ou en gronder un. Je crois qu’elles estiment que c’est le rôle des anim’.
    Ce qui est bizarre, puisque les anim’ non plus n’interviennent pas.

    Je me demande ce qu’il se passerait si par exemple un enfant cassait un verre… sans doute qu’on lui donnerait juste un balais et une pelle…

    Aucune explication, d’autant plus que, vu le nombre d’enfants, il y a deux sorties des classes : à 11h30 pour les classes de grands, et à 12h pour les petits. et le temps des petits est paraît-il bruyant (mais faut voir ce qu’ils appellent bruyant ici, vu qu’ils n’ont connu qu’ici)
    En fait, je ne me suis jamais retrouvé dans la cantine pendant l’arrivée des petits : je suis un peu pistonné par les anim’ qui font « le passage » : je passe toujours dans les premiers.

    #118620

    moilapa
    Participant

    Donc, la cantine :

    Et finallement, c’est tout le contraire.
    Et je suis incapable de dire à quoi ça tient.

    Par exemple, durant ces 5 semaines, je n’ai jamais vu un adulte s’adresser à l’ensemble des enfants présents (et encore moins élevé la voix). Ce serait juste incongru… et surtout inutile, puisqu’il n’y a pas de bruit.
    De toute façon, les animateurs ne gèrent pas la cantine. Ils viennent manger quand c’est leur tour (self) s’assoient plus ou moins de façon stratégique, mangent discutent avec ceux autour d’eux.
    Comme dans un restau, en fait, avec des amis. D’où le côté incongru de quelqu’un qui interpellerait tout le monde pour avoir « un peu de calme »…

    Ce temps est un temps de repos. Tu n’as à te lever pour faire le tour des tables,gérer les gosses…
    Il y a toute une organisation pour aller chercher de l’eau à la fontaine, deux trois trucs comme ça, mais je ne me suis pas encore inquiété du fonctionnement. Ce sont les enfants qui m’expliquent au fur et à mesure que les situations se présentent.

    Chaque jour, un animateur (sauf moi, l’équipe m’a exempté) gère « les passages » : il fait des allers et retours entre la cantine (pour voir si il y a des places) et la cour où les enfants qui ont envie de manger se rangent.
    Les enfants sont en « autonomie naturelle » : sans doute que quand ils sont arrivés petits, ils ont regardé comment faisaient les autres plus anciens, et ils ont juste fait pareil : ils prennent le plateau (déjà pour certains, ces gros plateaux, ça demande de la concentration) prennent le pain, les couverts, etc… et vont s’assoir ou bon leur semble avec leurs copains.

    J’ai déjà connu des systèmes de self sur des claé : le principal problème étant de vérifier que les enfants passent un minimum de temps à table. Ou que tous soient bien passés dans la cantine.
    Pas ici. Une fois enore, je n’ai pas de réelle explication, les contrôles avec les petites cartes à retourner existant sur d’autres lieux et fonctionnement bien moins bien : tu fais l’appel dans les classes et en passant devant la cantine, tu retournes la carte des absents : quand un enfant entre à la cantine, ils retournent sa carte : ceux qui ne sont pas retournés n’ont donc pas encore mangé.

    Y’a juste eu moi qui ai un peu perturbé ce fonctionnement : j’ai l’habitude en claé de manger en 5 mn. et là je repartais vite dans la cour pour revenir sur l’atelier du jour.
    Le problème, c’est que les enfants que vous avez en atelier en principe vous suivent quand vous allez manger. et là, comme ils me voyaient sortir, ils finissaient vite, de peur de manquer un moment qu’on peut pas râter.

    Donc, je me force à rester assis avec eux, à attendre qu’ils aient fini. Mais ça me casse un peu les pieds. Par exemple, il y a un système instauré où pour passer au dessert, ils demandent à un adulte si ils ont assez mangé. A présent, les enfants autour de ma table ont compris : « Tu es grand. Tu gères tout seul ton repas. si tu penses avoir assez mangé, que tu n’as plus fin, tu passes au dessert.Tu n’as pas un bébé. Tu fais ça tout seul. T’as pas besoin de moi. »

    #118621

    moilapa
    Participant

    Sur la cantine :

    Cette cantine est vraiment quelque chose à part.
    Quand j’ai demandé à la visiter le jour de l’entretien (une grande salle tout en longueur avec des tables à perte de vue, sur une aussi grosse école, avec autant de gamins) je me suis dit « Voilà le gros gros point noir de ce claé.
    Et qui aurait pu me faire tourner les talons.
    Mais :
    1) il y avait tout cet espace (fermé) d’herbe autour de l’école, avec déjà plein plein d’images de ce que j’allais mettre en place

    2) et surtout il y avait eu ce gamin qui, lors de l’entretien, n’arrêtait pas d’entrée dans le bureau, malheureux parce que son masque en papier (une simple feuille A4 avec deux vagues trous pour les yeux) ne voulait pas tenir à l’aggraffeuse à la grosse corde (genre corde de fermier qui gratte) au papier qui se déchirait à chaque fois qu’il tentait de mettre son masque. Et tout plein d’anim’ dans la petite salle, et aucun ayant les moyens de réellement l’aider, malgré la bonne volonté de l’un d’eux.
    Et pourtant ce gamin, il continuait à y croire, alors même que son « masque » était déchiré de partout. Il était quand même attaché à ce « masque » tout pourri.

    Je sais même plus si c’était un garçon ou une fille ; Je ne serai pas dire qui il (elle?) est parmi ces enfants que je côtoie depuis plus d’un mois.
    Mais je sais qu’il (elle) est repartie chez lui avec plein de jouets fabriqués sur l’école. Et qu’il y a encore de quoi fabriquer pour pas mal de temps…

    #118622

    moilapa
    Participant

    Whahouh : donc tu fais tout ça pour (2 heures de smic =) 15 euros/jour travaillé (moins les we, mercredis et vacances) ?

    bin, je sais pas trop combien je suis payé, puisque comme je l’ai dit en arrivant à l’entretien d’embauche :
    – Bonjour, je viens pour m’amuser.
    – Heu… oui. Asseyez-vous.

    En fait, il y avait deux posts : un les midis plus les mercredis, et un les midis et les soirs.

    Et ça m’arrangeait pas trop parce que j’ai autre chose à faire.

    Alors il ont refait les contrats et l’autre anim’ récup les mercredis et les soirs (ce qui l’arrange, c’est un étudiant qui a besoin de thunes)

    En fait, je sais qu’ils m’ont ajouté une 20taines heures sur la paie (une petite partie du temps que j’ai fait en plus, même si je n’ai rien demandé et que je n’étais venu que pour le plaisir) mais je me suis pas inquiété d’aller voir à la banque ce que j’ai touché.

    De toute façon, je pars du principe que je toucherai autant en m’inscrivant au RMI à rester chez moi.
    Donc c’est vraiment du temps pour m’amuser.

    #118641

    Import
    Member

    J’ai rarement vu des dames de cantine qui ne crient JAMAIS JAMAIS auprès les enfants. Même pas un mot agressif.

    Whahouh, c’est vrai, ça existe ?

    Et elles forcent pas les enfants à manger non plus, un quart d’heure face à l’assiette de bouffe qu’ils aiment pas ?

    Sinon, j’apprécie beaucoup de découvrir ce qui se passe ailleurs sur d’autres claé. Merci pour ton exposé.

    Ah, et sinon encore :

    même si je ne bosse normalement qu’entre midi-et deux

    Whahouh : donc tu fais tout ça pour (2 heures de smic =) 15 euros/jour travaillé (moins les we, mercredis et vacances) ?

    Et pour terminer, j’échange volontiers les anims de mon centre de loisirs contre les tiens.
    Ca m’afolle de voir un endroit aussi destructeur (du point de vue, justement, de ce qui s’y passe, de la « vie » qui s’y déroule et de tout ce qu’on peut en retenir – un désastre) sans être capable de changer grand-chose à cela.

    #118707

    moilapa
    Participant

    Bin, je mettrais une photo de l’atelier cirque ; ça sera plus parlant.

    Les autres anim’ :

    – l’un va passer un peu plus d’une demi-heure à préparer la cinquantaine de kiwis qui n’ont pas été mangés durant la cantine et qui vont partir comme des petits pains sur le claé du soir. Je trouve intéressant qu’un fonctionnement de claé permette qu’un anim soit détaché sur cette idée. Peut être serait-il plus intéressant de sortir 5 couteaux et de le faire avec des gamins…
    Parfois des oranges… rien que sur ça, on pourrait écrire des lignes et des lignes sur le pourquoi, les raisons… Ce sont bien les mêmes gamins qui n’ont pas pris leur fruit à midi qui le mange au claé du soir…
    En tout cas ici, ce goûter est une institution.

    – Deux s’occupent du jardinage (dans la cour). Peut être n’y a t-il pas besoin d’être deux, mais si ça les rassure… Ce qu’elles font est très intéressant. Cela n’occupe qu’un petit groupe, mais là aussi peut importe. L’animation ne doit pas être question de rentabilité. Quelques autres papillonnent : ils viennent de temps en temps, repartent…

    – Une animatrice dans la cour fait de la surveillance. Elle ne fait jamais d’animation. Et là aussi je trouve ça plutôt bien. Par sa seule présence de « gardiennage », elle permet à d’autres de mettre en place des animations.

    – Un autre joue aux foot avec des gamins.

    – 2 sont dans la salle « arts plastiques ». Je sais qu’elles ne proposent rien et discutent entre elles. Mais peu importe. Dans la salle, une troupe de gamines en profite pour jouer avec le tableau noir. Entre elles.

    – 2 jouent à un jeu de cartes avec des gamins (l’anim’ qui jouait au foot tout à l’heure et l’animatrice qui tout à l’heure surveillait la cour (je suis donc mauvaise langue : il lui arrive de proposer des activités ; c’est au moment où je l’écris d’ailleurs et en me remémorant la soirée que je m’en rends compte (honte à moi et mes aprioris ; sans doute que jeudi je vais lui « ça avait l’air bien le jeu que tu faisais avec les gamins ? C’était quoi ? Tu peux m’apprendre… »))

    – Une est au portail, accueille les parents, gère les sorties.

    – Une navigue entre la salle où les parents signent la feuille de départ et l’extérieur. Des enfants sont en autonomie dans cette salle avec du papier, des feutres, des ciseaux. Et en autonomie à côté, dans une toute petite salle aménagée avec des tapis et des coussins.

    – Un des deux de la direction par çi, par là, souvent au bureau.

    Voilà ; je crois pas en avoir oublié.

    La moitié de l’équipe.
    Une équipe plutôt sympa. Qui avait peut- être besoin d’un coup de  » boust » début mars.
    Et qui, des discutions que j’ai avec les deux de la direction, ont depuis un mois remis la tête hors de l’eau, proposent, se projettent…
    On est loin de l’autonomie pour certains, mais …

    Après, y’a des couffes un peu tous les jours.
    Par exemple, à midi, un anim qui gère un projet intéressant sur la couleur, la peinture, a pourri les toilettes garçons (enfin, les gamins qui étaient avec lui en atelier). Les gamins, recouverts de peinture de la tête aux pieds (pas bien !), ont pourris les lavabos. L’un d’eux, avec le papier pour se frotter, a fait une boulette pleine de peinture qui a fait des coulées sur le mur du fond.

    Heureusement, je reste souvent les après-midi. Et je suis tombé dessus avant les filles du ménage. J’ai eu le temps de tout nettoyer, ni vu ni connu.
    En fait, c’était vraiment pas le moment, parce que la semaine dernière, ça a pété un peu : les salles claés étaient vraiment crades et quand les filles sont arrivées elles s’en sont prises à l’animatrice qui était encore là.
    Comme je passe bien avec les filles de la cantine (je suis leur chouchou, et bon, j’ai leur âge à quelque chose prêt) j’ai calmé les choses.
    Pour montrer que les anim » « n’en ont pas rien à péter de notre travail, sauf toi, David, on sait que toi tu… », j’ai balayé moi-même la salle la plus crade (il a fallut que j’arrache des mains le balais de la « chef », grand moment de rigolade)
    en fait, elles aussi sont très bien. J’ai rarement vu des dames de cantine qui ne crient JAMAIS JAMAIS auprès les enfants. Même pas un mot agressif. Du genre quand une assiette est casée… faut dire que j’ai rarement vu une cantine aussi calme… Là aussi il y aurait un post à écrire…
    Ce que je leur ai dit il y a déjà 3 semaines. En leur disant juste merci pour les gosses. Et en comparant avec la 20 taine ou 30 taine de claé où j’ai tourné…

    C’est vraiment un claé sympa. Je ne sais pas combien de temps je vais y rester (tant que je n’ai pas besoin de bosser) mais chaque matin je me lève avec le sourire. Et bien souvent avec deux heures d’avance. Manière de préparer la prochaine bêtise, prendre aussi le temps de parler avec les filles de la cantine (elles sont un peu coquines s’agissant de choses « holé holé »), la direction, plutôt sur l’analyse du claé, de sa gestion, de ce que je vois en tant qu’extérieur (j’ai un statut un peu particulier) , la gestion des réunions, des équipes (en fait, il y a deux équipes puisque les temps des grandes et des petits sont décalés)…

    Bref, la vie d’un claé dans un quartier populaire.

    #118711

    Import
    Member

    terrible !

    … et pendant ce temps-là, les autres animateurs, ils font quoi ?

    PS : trop bien comme idée les trapèzes ! tu fais ça suspendu à une branche d’arbre, au-dessus de tapis de sol ?

    #118716

    moilapa
    Participant

    Ce soir, c’est la tournée des poubelles de Toulouse : c’est le jour du mois où les gens déposent les « encombrants » sur les trottoirs : vous n’imaginez pas tout ce que l’on peut récupérer pour des animations. Suffisamment de bois pour finir la maison de la gerbille et sans doute de quoi faire la cabane dans les arbres…

    Résultat pour la gerbille : rien n’aura été acheté (ça tient aussi au fait que l’on ne prévoit rien et que l’on fait au moment où les idées viennent, en « live », ce qui est toujours aussi existant)

    Ce soir, je suis resté sur le claé, même si je ne bosse normalement qu’entre midi-et deux (il me fallait construire un deuxième trapèze, sinon les enfants attendent trop longtemps : le problème du trapèze, c’est quand les enfants commençent à acquérir une dizaine de figures, ils sont vite capables de faire leur propre enchaînement. Donc un passage dure plus longtemps…)

    Donc, ce soir au claé, donc, on a bossé sur la cabane de la gerbille.

    A midi, clash avec la casse-pied princesse qui a entraîné toutes ses copines : « parce qu’il y avait des enfants qui n’étaient pas de la classe et qu’ils avaient rien à faire autour de la maison de la gerbille ». Pour bien me montrer « leur dédain » vis à vis de la cage, elles ont joué au foot (ce qu’elles ne font jamais !!!) à deux pas de nous pour bien montrer qu’elles ne s’intéressent plus à la construction.
    (De toute façon, elle reviendront à un moment ou un autre ; elles sont très attachées à ce projet qui après tout est le leur ; je laisse le temps et le prochain scénario de la guéguerre avec moi faire son travail… et faut dire que des enfants qui se rebellent contre les adultes, je trouve ça plutôt sain dans ce contexte : leur projet, leur récré… et moi et mes idées « qu’on peut pas écarter de la construction quelqu’un parce qu’on ne l’aime pas…)

    Sinon la petite chieuse s’est foulée la cheville !!!!!! (elle est d’ailleurs partie avec sa maman, non sans une note d’humour : c’est la vengeance de la gerbille)
    No comment. Si ce n’est qu’il est visiblement plus dangereux de faire du foot que d’utiliser perceuse et scie sauteuse.
    Et surtout : ça veut dire que les copines le soir vont se retrouver sur la cours sans leur meneuse-dictatrice… et si je me trouvais une bonne raison de rester…


    Début du premier des trois étages où il y aura un labyrinthe (sous la chambre d’amis) et d’où part…


    … le pont à la Indiana Jones (une heure rien que pour découper tous les petits bouts de bois !!!)

    Les photos sont toujours en décalage avec le travail du jour, puisque je pense aux photos au début de l’atelier et non à la fin…

    Ce qui est sympa, c’est que la maîtresse, après s’être tapée une journée de classe, et une heure « d’étude », est passée au claé (Ya la maîtresse ! Y’à la maîtresse !)
    – Maîtresse ! Maîtresse ! (des fois que la maîtresse ne les reconnaissait plus parce qu’on est pas en salle de classe)

    On a juste caché la cage d’ascenceur en construction (ça, c’est une suprise : les enfants doivent d’ailleurs se débrouiller pour savoir au gramme prêt combien pèse leur souris : pour le système de poulie-contrepoids)

    Bref, une fin d’aprés-midi perceuse, scie sauteuse et compagnie.
    Les cp (le soir petits et grands sont ensemble) ont étés déçus par le pistolet à colle (qui, si il ressemble aux autres outils électriques, ne fait pas de bruit comme peut le faire la scie sauteuse) Y’a juste le fait qu’on pouvait se brûler qui lui donnait un certain intérêt (les petits appelles ça « faire du travail », ce qui dans leur bouche semble éminemment sérieux)

    Pour les trous, en fait, on a fait des trous parce que j’avais amené ma perceuse et que les enfants avaient envie de faire des trous. C’est ensuite qu’on a eu l’idée pour les utiliser. (il a fallu en refaire, parce que les trous fait au hasard ne servaient pas à grand chose ; mais bon, les enfants retiendront qu’ils ont fait des trous)

    Les trous ont servi à faire tenir des liteaux dans les parois en plexyglace et serviront de « base » pour y accrocher des « étages » :

    Toujours rien d’extraordinaire, mais une construction qui continue doucement son petit chemin, entre d’autres animations sur le claé…

    Je pars faire les poubelles…

    #118747


    zewdiwang a écrit :

    Si il fallait rééduquer quelqu’un, ce serait l’animateur
    . son regard sur les enfants, sur l’enfance (je dis déjà cela sur le post où l’on discutait des colos et de cette ominprésene maladive des adultes qui veulent contrôler chaque temps de vie des enfants)

    De toute évidence Moilapa. Cela est vrai.

    De toute évidence, le travail que l’on peut faire lors des stages théoriques BAFA en ce domaine trouve vite sa limite (ne serait-ce que parce-qu’il n’y a pas d’enfants, mais bon, faut bien apprendre 2-3 trucs théoriques avant de s’en voir confier, ne serait-ce que la règlementation).

    A mon avis, c’est là un des points principaux où un directeur ET des animateurs plus expérimentés, ayant mieux réfléchi leu pratique peuvent avoir un rôle essentiel.

    Expliquer à un (pas toujours) jeune animateur qu’il faut savoir « lâcher la grappe » aux enfants et que démarrer un séjour ou une journée sans avoir un planning totalement calé et borné (ayant des bornes, des jalons, mais aussi têtu et obtus) n’est ni impossible ni gage d’un mauvais travail avec les jeunes.

    Ça c’est bien plus difficile à apprendre par la théorie… Ça a besoin de se vivre, de se voire, de se pratiquer.
    Ensuite on peut plus facilement mettre tout cela en mot et conceptualiser es idées.
    Certains, les plus littéraires peut-être, peuvent conceptualiser tout cela avant de le pratiquer… Tant mieux pour eux et pour ceux qui les côtoient… Je pense pour ma part qu’ils ne sont pas la majorité, surtout à 17/18 ans.

    —–

    Dans ce domaine, je suis certain que travailler aux côtés de Moilapa ne peut qu’être enrichissant et « débloquant » à bien des égards. :-)

    —–

    Eidtion :
    Comme les autres, je suis très impressionné par le travail présenté ici par Moilapa.

    Il est clair que ce genre d’activité apporte bien plus aux enfants que bien des « projets » dont on oublie la notion de « prévisionnel » pour en faire des carcans inflexibles…

    #118748

    zewdiwang
    Member


    Si il fallait rééduquer quelqu’un, ce serait l’animateur
    . son regard sur les enfants, sur l’enfance (je dis déjà cela sur le post où l’on discutait des colos et de cette ominprésene maladive des adultes qui veulent contrôler chaque temps de vie des enfants)

    De toute évidence Moilapa.

    Sur le terrain, tout ça est bien plus simple en apparence.

    Je n’ai pas de doute.
    Et pourtant, c’est si dur pour les adultes de justement cesser leur ominprésene maladive, de contrôler chaque temps de vie des enfants

    tu rééduques l’enfant à être enfant
    Pas d’accord non plus parce que l’enfant (en partie par nature, par son état de fragilité qui demande la présence d’un adulte, et en partie par l’histoire de la place de l’enfant dans la société, la famille…) n’a pas ce statut d’être autonome, décideur, qui prend par aux décisions de sa propre vie. Ce n’est pas ça un enfant.
    Sauf… dans le temps du jeu. Où il est possiblement tout.

    hum d’accord.
    Il faut que je creuse ca.

    Le terme de « démocratie » est peut être un trop grand terme, mais c’est quelque chose comme ça.

    #118777

    moilapa
    Participant

    C’est juste de courts extraits à certains moments de la pièce… avec un son très détérioré pour avoir un fichier léger…

    La caméra est dans le public, côté cours, alors on entend beaucoup les spectateurs, ainsi que les enfants qui jouent dans la cour (parce qu’aucune animation ne peut être obligatoire durant la récréation des enfants… 4 ou 5 gamins jouent au foot. Il y a aussi au loin les bruits de la cour des petits)

    A chaque tour de magie, les spectateurs font des commentaires pour essayer de deviner comment les acteurs ont fait… mais dans l’ensemble on entend quand même.
    Vu le nombre de spectateurs (presque une centaine) , ils se sont relativement bien comportés.

    [flash=,]http://moilapa.free.fr/son.swf[/flash]

Viewing 20 posts - 421 through 440 (of 464 total)

You must be logged in to reply to this topic.

22
0
color
https://www.planetanim.fr/wp-content/themes/blake/
https://www.planetanim.fr//
#febf42
style1
paged
Chargement en cours
/home/www/planetanim/wordpress/
#
on
none
loading
#
Trier la galerie
https://www.planetanim.fr/wp-content/themes/blake
on
yes
yes
off
off
off