Entre enfants et rôle de l’animateur

20 sujets de 41 à 60 (sur un total de 60)
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    Messages
  • #25923
    solleana
    @solleana

    La question du entre-enfant mériterait tout de même d’être regardée de manière anthropologique, historique, philosophique, etc.

    Pourquoi l’entre-enfant serait-il l’alpha et l’omega de la liberté enfantine?
    Qu’est-ce qui dans la « nature » de l’enfant indique qu’il ne se réalise que mieux dans cet entre enfant?
    N’y a t il pas dans les relations adultes/enfants des rapports dialectiques à construire?
    L’histoire contemporaine n’est-elle pas précisément un procès de séparation des enfants d’avec le monde adulte suite à l’encasernement au sein des écoles, des centres de loisirs, etc. mais sous l’autorité et le pouvoir des adultes?

    #25936
    Shaaa
    @shaaa

    Malheureux, tu voudrais qu’ils s’émancipent en plus ? :-D

    C’est un peu l’objet de l’article suivant dans la revue de Laurent Ott (celui qui fait de la pédagogie sociale à l’assocation Robinson) : « De la bêtise comme expérience de la liberté de l’enfant ».

    #25937
    ludou
    @ludou

    ce qui mériterait aussi un éclairage plus poussé, c’est la capacité généralisée des adultes à voir dans un comportement « déviant » ponctuel (en gros, une bêtise ou une rébellion face à l’adulte) un argument pour remettre en cause le bien fondé de laisser les enfants entre eux. Conclusion un peu simpliste, du coup : quand ils sont seuls, ils font des bêtises. Quand on les laisse les libres, ils font des bêtises et après ils n’écoutent plus les adultes.

    Ne serait-ce pas une bonne chose, en fait…?

    #25940
    Shaaa
    @shaaa

    lejoueurfoux a écrit :
    c’est sur cet article est criant de vérité et il indique clairement le rôle de l’animateur !!!!!!!!!!

    Je crois qu’il y a la première partie du message qui est importante : sortir des ACM. Ça peut permettre de réinterroger ce fameux « rôle ». Notamment parce que je trouve ça particulièrement réducteur de penser cette institution sans les relations à d’autres (école) ou les familles…

    Parce qu’ils sont séparés de leurs routines habituelles, surtout en colo qui reste la forme la plus valorisée, l’animateur pourrait faire ce qu’il lui semble meilleur pour les enfants. Quand on retrouve les utopies construites pour les enfants élaborées par bien des organisateurs, c’est assez drôle de voir la conception de l’enfance qui se cache derrière : un enfant asexué, avec des besoins connus, qui doit découvrir de nouvelles choses, développer son autonomie et vu son irresponsabilité, il doit être encadré. Bref.

    Je trouve la dernière citation résume assez bien le statut des enfants actuellement dans bien des sociétés occidentales mais, il faut aller voir Mayall, James & Prout (ou Brougère) dont on avait parlé sur le sujet sur la question des déplacements seuls des enfants. Par ici : https://www.planetanim.fr/modules/newbb/viewtopic.php?post_id=231534#forumpost231534

    Parler des risques de l’entre-enfants alors qu’ils sont quasiment jamais entre eux, je trouve ça très drôle comme point de départ. :-D
    Notamment pour relégitimer son rôle d’animateur, plus ou moins professionel. Faut bien qu’il serve à quelque chose… :titille:

    #25950
    crevette76
    @crevette76

    Shaaa a écrit :
    « la fameuse loi du plus fort (Rubi, 2005), sans cesse combattue dans la classe au profit de valeurs démocratiques et citoyennes »

    heu… :roll:
    ah ouais ? :titille:

    #25951
    lejoueurfoux
    @lejoueurfoux

    c’est sur cet article est criant de vérité et il indique clairement le rôle de l’animateur !!!!!!!!!!

    #25974
    Shaaa
    @shaaa

    Ah le relativisme de l’animation où toutes les pratiques se valent a encore de beaux jours devant lui. :-D

    Je cite un article récent de Cécile Carra et Clémence Boxberger (2014), leur introduction à un article de la revue ‘Enfance & psy’ (63) consacré aux bêtises.

    Juste une invitation à sortir des ACMs er regarder ce qui se passe plus globalement dans les autres institutions voire, de considérer les situations des enfants.

    Les relations enfantines et adolescentes qui se déploient notamment dans les cours de récréation font l’objet d’une méfiance grandissante, comme en attestent les recherches de Yan Bour : « quelques années ont suffi à placer la cour de récréation et la sociabilité adolescente au cœur du débat social et politique inhérent à la “société du risque” » (2007, p. 635). Daniel Gayet évoque également une attitude de défiance à l’égard du groupe enfantin : « Le point de vue des familles et celui de l’école convergent : il faut surveiller étroitement le groupe enfantin et plus encore le groupe adolescent, perçus comme en danger permanent de dévoiement » (2008, p. 165). La cour apparaîtrait comme l’univers de déconstruction des apprentissages que les adultes s’échinent à transmettre aux enfants. Les relations entre pairs prendraient un caractère contre-éducatif, gouvernées par la fameuse loi du plus fort (Rubi, 2005), sans cesse combattue dans la classe au profit de valeurs démocratiques et citoyennes. Les relations entre pairs, fortement opaques, seraient ainsi propices à une sorte de retour à l’état sauvage dévoilant l’animalité de l’enfant, dont il conviendrait non seulement de se méfier mais qu’il faudrait également combattre par l’exercice d’un contrôle constant de l’enfant. Non sans rappeler les foisonnants débats philosophiques du xviiie siècle sur la nature humaine, cette représentation de la nature des relations enfantines justifierait ainsi cette volonté de contrôle des activités de l’enfant, les espaces-temps de liberté qui lui sont concédés s’étant considérablement réduits au cours de ces dernières décennies : « … ce qui le (l’enfant) caractérise est au contraire de l’ordre de l’irresponsabilité et donc de la nécessité d’une maîtrise et d’un contrôle permanent de l’extérieur, en l’occurrence du monde adulte » (Roucous, 2006, p. 236).

    #25987
    XXYYZZ
    @xxyyzz

    Avé Evalutine et les autres.

    Ton message pose la question des fonctions et rôle des animateurs.

    Il est vrai que l’une de ses fonctions est d’assurer la sécurité physique, morale et psychologique des enfants.
    Mais c’est aussi de faire passer aux enfants des vacances ludiques et éducatives. En détaillant un peu je pense qu’il faut que l’enfant s’amuse, pratique des activités qu’il aime, peux être aussi des activités qu’il ne pourra avoir chez lui, qu’il apprenne à vivre en groupe, à respecter les autres et eux être plus autonome dans divers domaines de la vie quotidienne. J’en oublie surement.

    Au niveau des activités ( au sens large).
    je ne vois pas d’opposition entre laisser les enfants jouaient entre eux et proposer des activités.
    Les deux sont possibles et m^me souhaitables.
    Un animateur doit avoir ‘dans son sac » une panoplie d’activité.
    Si les enfants jouent entre eux, laissez les faire, s’il n’y a pas de dispute grave, de bagarre ou autres.
    Mais cela n’empêche pas (surtout pas) l’animateur de proposer des activités, voire d’insister un peu.
    Ensuite la façon de s’y prendre de l’animateur va faire le reste.
    Il faut aussi remplir les conditions pour informer les enfants.
    Bien sur ils peuvent aussi proposer des activités, avoir leur mots à dire sur les sorties, sur e fonctionnement
    J’aime bien mettre sur une ou deux tables une grande quantité de matériels produits, matériaux achetés ou de récupérations, le plus variés possibles, y compris les plus surprenants..
    Dire aux enfants qu’ils peuvent fabriquer ceux qu’ils ont envie.

    Chaque fois que j’ai mis cela en place, il fallait voir la foule des mineurs autour de cette activité. Bien sur personne n’étaient obligé de venir.
    De plus cela était ouvert une grande partie de la journée. Bien sur un ou deux animateurs sont garant de l’atelier : donner des idées à ceux qui n’en ont pas, le coup de pouce « technique » si un enfant est en difficulté, assurer un rangement correct.

    L’installation de coins dans le centre, où les enfant peuvent aller librement ,ou presque, me semble positif.

    Enfin Evalutine n’oublie pas que toi aussi tu as des choix à faire.
    Plusieurs personnes ici ‘ont donné leurs avis. .Mais tu n’es pas obligé de nous écouter; que ce soit moi ou les autres. Dans ce domaine personne ne peux prétendre détenir la vérité absolue ( une ancienne stagiaire dirait  » la vérité vrai. :-)
    Tous les avis personnels peuvent être discuté et m^me contesté, y compris ceux des « spécialistes »( je n’aime pas ce mot) qui ont écrit des bouquins. »

    C’est positif de se poser des questions, mais les choix définitifs appartiennent à toi et à l’équipe. Ces choix peuvent évoluer au cours de l’accueil aussi.

    Allez bon courage

    #25988
    lejoueurfoux
    @lejoueurfoux

    Bonjour Evalutine
    voici mon avis le rôle de l’animateur est complexe est dépend avant tout de tes convictions et de tes valeurs
    .
    Le fait que tu te poses des questions est une bonne démarche cela prouve que tu veux d’investir et que tu veux essayer de donner le meilleur de toi même dans le cadre de tes activités .
    Le soucis c’est que tous discours et conceptions ont leurs limites car on est tous différents.
    Moi cela fait 20 ans que je fais de l’animation et je me pose encore des questions sur mon rôle et sur la manière d’assurer ce rôle .
    dans tous les propos que tu vas lire il y a du vrai .
    Mais il ne faut pas oublier que l’animateur a une fonction et que cette dernière est stipuller par contrat
    Sa principale fonction étant d’assurer la sécurité physique moral et affective de son public .
    J’ai envi de te dire que c’est à toi de trouver ton rôle et surtout d’avoir des actes qui correspondent à tes convictions .tout en sachant que tu ne travaille pas seul mais en équipe d’ou débat
    Si pour toi la parole de l’enfant est importante met en place des projets qui vont favoriser la liberté de l’expression.
    Si pour toi l’enfant doit évoluer seul met en place des projets permettant à l’enfant de s’auto gérer
    Si pour toi l’enfant doit faire obligatoirement les activités imposes lui et sanctionne le si il refuse.
    Bref met en place ce que tu veux testes expérimentes et continues de te poser des questions

    #25992
    moilapa
    @moilapa

     »Et puis ton discours me paraît parfois se confronter à des limites.
    Par exemple, le périsco c’est de la garderie. Ce sont les parents et non les enfants qui payent. De plus, ce sont les parents qui sont les responsables de leurs enfants. En partant de ça, pourquoi devrait-on accorder plus d’importance à la voix et aux souhaits des enfants qu’à ceux de leurs parents ?

    Bin, essaie comme réponse « parce que ce sont des êtres humains eux aussi… »

    Ce sont les parents et non les enfants qui payent (…)pourquoi devrait-on accorder plus d’importance à la voix et aux souhaits des enfants qu’à ceux de leurs parents ?
    Sur cette logique de l’enfant-objet, chose, marchandise… et de ce qu’un
    adulte aurait des droits « parce qu’il a payé »…

    « j’avais l’impression d’être un objet »

    Mounia, l’une des femmes prostituées du procés DSK hier.

    La même vision de l’être humain où ici l’enfant
    n’a même plus le grade « d’animal à vaincre » mais
    d’objet. Sans capacité à ressentir, à s’émouvoir,
    à éprouver.

    Juste un objet avec des orifices, du point de vue de certains.

    Et d’accord au moins sur un point : c’est le point de vue
    très largement dominant dans l’animation sociocul,
    que cet enfant-objet.

    #25995
    crevette76
    @crevette76

    EvaLutine a écrit :
    Par exemple, le périsco c’est de la garderie. Ce sont les parents et non les enfants qui payent. De plus, ce sont les parents qui sont les responsables de leurs enfants. En partant de ça, pourquoi devrait-on accorder plus d’importance à la voix et aux souhaits des enfants qu’à ceux de leurs parents ?

    Tu peux appliquer ce raisonnement à tout accueil d’enfants.
    Ce que tu es en train de dire c’est « puisque les parents sont responsables de leur progéniture, pourquoi apporter une considération à l’enfant ? », c’est quand même radical, non ?

    Et puis ce raisonnement ne justifie pas tout : je ne pense pas que les parents réclameraient une punition collective en sortant de la cantine si on en discutait avec eux, je ne suis pas certaine non plus qu’ils soient pour l’interdiction des billes le midi, pas convaincue que tous les parents auraient cautionné le fait de forcer les mômes à finir leur assiette en classe de neige avec monsieur Machin.

    Est-ce la faute de l’animateur s’il est nocif ?
    Pas que, parce que certains contextes sont particulièrement tordus et rendent les situations ubuesques, mais quand même, au moins en partie oui, le nier c’est déjà se voiler la face, s’auto convaincre que tout va bien, cesser de se questionner… et ça c’est dangereux.

    #25996
    Import
    @import

    Je ne comprends pas ce passage :

    « D’où alors ce fameux discours des enfants
    « qui viennent me voir en me disant qu’ils
    s’ennuient »…
    Je n’entends là que les limites d’un adulte. La
    preuve de son échec. »

    Oui, je sais bien que tu répètes très souvent la même chose, j’ai lu beaucoup de tes posts.

    C’est juste que d’une part, je suis d’accord avec beaucoup de choses de ce que tu dis et ça fait bizarre de voir qu’il y a un fossé mais genre immense entre ton discours et ce que pensent et font tous les gens avec qui je bosse.

    Et puis ton discours me paraît parfois se confronter à des limites.

    Par exemple, le périsco c’est de la garderie. Ce sont les parents et non les enfants qui payent. De plus, ce sont les parents qui sont les responsables de leurs enfants. En partant de ça, pourquoi devrait-on accorder plus d’importance à la voix et aux souhaits des enfants qu’à ceux de leurs parents ?

    #25998
    moilapa
    @moilapa

    A quoi tu as le plus envie de croire : que tu
    es indispensable à d’Autres, ou que ce que en
    quoi tu crois c’est du vent ?
    En quoi est-il plus facile de se raccrocher ?
    surtout dans cette situation confortable
    où l’on n’est entouré que d’abrutis qui tiennent
    le même discours…

    Est-ce ces enfants qui ont besoin de toi ou toi
    qui a besoin d’eux ? D’avoir l’impression de
    servir à quelque chose…

    Cette idée que ces enfants réclameraient ton
    intervention divine, « s’ennuieraient » quand tu
    ne proposes pas… ça me fait penser aux enfants
    qui pleurent en partant en colo pour rassurer
    leurs mères angoissées…
    Je fais à chaque fois l’observation contraire à ce
    que tu dis. Déjà parce que je ne vais pas vers
    les enfants avec des aprioris…

    Et tu n’imagines pas combien il est facile « en vrai » de
    démonter tous ces discours… In situ.

    Je vais te donner deux exemples simples qui me
    semblent « dire des choses » :
    – un claé où il n’y a que 4 animateurs, et à peu
    près 300 enfants. La logique première est que
    les enfants peuvent jouer entre eux dans la cour,
    sous la surveillance de surveillants « non interventionnistes ».
    Et l’autre la possibilité de partir avec l’anim’ arrivé
    dans la cour et proposant une activité :
    chaque jour, sur 4 anim’, 2 reviennent (parceque
    les animations claé se passent de l’autre côté d’un grillage,
    hors la cour, dans un petit parc super agréable, des
    salles toutes neuves…) sans enfant.

    Entre les copains et toutes les promesses de
    l’entre-enfants, et les animations d’animateurs,
    il n’est pas possible de trouver de quoi faire
    plus de deux groupes de dix enfants sur
    300 mômes…
    A chaque fois que je mets juste en place la
    possibilité de cet entre-enfants, que je déconstruis
    des logiques, j’observe alors des animateurs
    en difficulté. D’où alors l’utilisation d’outils
    contréniant, comme les inscriptions qui
    obligent les enfants à participer, et autres
    outils du sociocul qui n’ont pour but que de
    protéger l’animateur de la volonté des enfants.

    Autre exemple : sur le claé où j’étais :
    comme dans tous les claés, il y a deux « types »
    de récré : ceux avec les anim’s (où sont
    proposées des activités) et celles avec les instit’
    qui sont dans cette « présence-absence » :
    j’ai observé ces récréations durant deux mois :
    la richesse de la récré sans anim’ est juste incomparable
    s’agissant de ce qu’il s’y passe :
    ça fourmille de jeux, d’aventure, de courses,
    par petis groupes, partout…

    Et sur la récré des anim’, effectivement cela
    peut arriver que des enfants disant « s’ennuyer »…
    mais pas sur l’autre récré.
    On peut faire plein d’autres observations en
    comparant ces récrés : plus d’accidents,
    plus de violence… quand il y a des anim’.

    A rapprocher des observations de Delalande
    dans on premier livre sur les récrés (sur la
    richesse des échanges, elle comparant
    des récrés d’écoles où les instit’ sont très
    interventionnistes d’autres écoles où ils le sont
    moins)

    Ce ne sont pas des exemples « imparables », mais ils me
    semblent parlant…

    Sinon :

    Pourtant, entre autres, que faites-vous du harcèlement, de la violence entre enfants ? Là où je bosse, certains en sont victimes, et on devrait laisser faire ?

    Donc tu lies ce qui tiendrait d’une « liberté »
    accordée aux enfants avec la violence…
    D’où ta référence à une fiction (!!!) des années
    50 (!!!) pour justifier le contrôle, les violences
    faites aux enfants !
    L’enfant du côté de la nature ! Du côté des pulsions !

    C’est un très vieux discours, celui de cet enfant
    ennemi, de ce que les enfants entre eux cela
    serait la fin de la civilisation…
    Un vieux discours de haine…

    Quitte à lire : intéresse-toi à la sociologie de
    l’enfance, de ce que pourrait être une « société
    enfantine »… sauf à croire qu’en regardant Terminator
    tu as la justification au contrôle des adultes….

    Et même si ! Et même si ces enfants venaient
    vraiment vers toi en réclamant ce qu’ils ne
    sauraient plus faire d’eux -même (des enfants plus
    capables de jouer !!!!! Là serait la fin de la civilisation)
    1) Quel terrible aveux cela serait de ton incompétence.
    2) Quel est le sens de ce choix de métier ?
    Quel est le sens de tout métier lié à l’enfance !!!
    (à part moi, OK) si ce n’est d’apprendre à l’enfant
    de ne plus avoir besoin de l’adulte !!!!!

    C’est à toi que tu fais plaisir en faisant de
    l’animation, c’est à toi que tu fais plaisir en
    te faisant croire que les enfants ont besoin de toi.

    Or, il y a juste un petit accro à ce raisonnement :
    ceux qui amènent les enfants bien plus loin
    en leur faisant confiance, en faisant confiance
    en leur humanité.

    Alors continue à croire que ces enfants sont
    des bêtes à dresser, des animaux qui nécessité
    ta présence, ta divine présence, qui seule
    permet de gérer les conflits et empêcher les
    guerres….

    Mais sache juste que d’autres vont vers ces enfants avec une
    seule idée : jouer et non contrôler.

    Tout n’est pas tout beau ni rose, au royaume où l’enfant est seul.

    Oui ? Et alors ? C’est que qui justifie les logiques
    répressives ????
    En quoi les enfants devraient-ils être plus
    exemplaires que les adultes !!!!
    Tu dois intervenir en tant qu’adulte pour protéger
    un enfant, et bien tu fais ton boulot !
    Mais Est-ce qui justifie ce monde de cingler où
    l’enfant n’a plus une seconde « à lui » en
    dehors du seul temps où il dort ou il chie !!!!!

    Quel adulte accepterait cela ????

    Mais si tu justifie ta présence par ses bagarres… une
    fois intervenue, le conflit terminé… A quoi tu sers ?
    Dans un lieu où je viens de passer deux mois
    où je n’ai pas vu une bagarre… comment alors se
    justifie ta présence ?

    A quoi tu sers si les enfants savent jouer
    entre eux sans se cogner dessus ? a quoi tu sers
    si les enfants savent jouer sans toi ?

    D’où alors ce fameux discours des enfants
    « qui viennent me voir en me disant qu’ils
    s’ennuient »…
    Je n’entends là que les limites d’un adulte. La
    preuve de son échec.

    Sinon, je ne vais pas répéter encore ce que je
    dis un partout dans le forum : si tu as du temps
    à perdre…

    #26004
    Shaaa
    @shaaa

    Tant que l’animation aura du mal à considérer les journées-semaines-mois des enfants au-delà de la récré, de leur temps d’intervention ou de l’école, on pourra peut-être penser autrement la question en sortant de l’opposition, un brin binaire : laisser faire ou faire des activités.

    De fait, l’enfance est marquée par la dépendance à des adultes, ou personnes « morales et responsables » qui définiront ce qu’ils doivent faire… Eux se chargeront de négocier, discuter, truander, détourner, se cacher… « testeront les limites » comme on dit souvent.

    Enfin, faudra me dire à quels moments les enfants sont « seuls » ; j’ai du mal à saisir des exemples.

    #26005
    SkaLau
    @skalau

    EvaLutine a écrit :
    Oui mais alors pourquoi, quand je bosse, j’ai la flemme, alors j’essaie souvent de me reposer mais ils viennent tout le temps me demander « On fait quoi comme jeu ? », « C’est quoi les activités ? », « C’est quand les activités ? »
    Et quand on propose rien, qu’on les laisse jouer, au bout d’un moment ils viennent en disant « Je m’ennuie ».

    Si c’était vrai, qu’on est nocifs pour eux, ils ne feraient pas ça, non ?

    Sinon, on peut pas tout prévenir, en plus certains enfants n’en n’ont pas besoin. J’ai pas honte de le dire, clairement, je les surveille. Enfin…j’essaie…

    En vrai, l’idéal, ce serait un immense terrain avec de l’herbe, des arbres, des animaux. Mais d’une part, même là il faudrait surveiller (y’a des enfants qui blessent les animaux), et sinon, en ville, la réalité c’est plutôt une toute petite cours goudronnée.

    C’est vraiment la faute des animateurs s’ils sont limités ?

    C’est pas les anims en eux memes qui sont nocifs, c’est leur conception de l’animation: Je dois les surveiller, je dois les occuper…
    Nan, en tant qu’anim tu n’as pas a tout controler, t’es pas gardien de prison. C’est pas tant le fait que tu gardes constamment un oeil sur eux qui est gênant (ça c’est meme plutot pas mal), c’est le fait que tu aies l’impression de leur etre indispensable, qu’ils seraient perdus sans toi: ça, c’est faux. Bien sur tu peux leur proposer des choses, mais il ne faut pas croire que parce qu’un gamin refuse de jouer a ton jeu il s’ennuiera pour autant: si le p’tit son trip c’est de faire des concours de dessins avec sa copine et qu’il ne veut pas faire ta balle au prisonnier, cela ne signifie pas pour autant qu’il est malheureux, perdu ou quoi que ce soit…

    T’inquietes, si t’as la flemme, en quelques temps tu pourras te reposer tranquille au boulot, ils ne viendront meme plus te voir! :lol:

    Si la question est: Le role des animateurs est bien de surveiller?

    Alors non…

    Si la question est: Pourquoi dit on ici que les anims sont nocifs:
    Parce que la plupart du temps ce sont des débats qui sont ouverts et dont les acteurs sont parfois virulent pour susciter des réactions, faire naitre une reflexion, une remise en question.
    Ce sont ces memes anims/anciens anims/dirlos qui continuent à faire leur métier et font une critique plus ou moins objective de leur profession, des interpretations que l’on pourrait faire de certaines actions/ certains propos.

    #26007
    Aust
    @aust

    EvaLutine a écrit :
    Notre rôle d’animateur n’est-il pas de protéger les enfants…en les surveillant ?

    Non. Notre rôle c’est pas ça selon moi … c’est « jouer avec eux, les laisser jouer, leur donner à jouer, les faire jouer » ( une affiche du journal de l’animation qui est accrochée dans le local matériel où je travaille) ; Tout ça en trouvant le bon dosage entre les quatre. En gros notre rôle c’est alchimiste ^^ et on dirait pas comme ça mais c’est vachement dur des fois !

    Et secondairement, en effet, faire en sorte de les rendre (à peu près) entiers aux parents…

    #26010
    Import
    @import

    Oui mais alors pourquoi, quand je bosse, j’ai la flemme, alors j’essaie souvent de me reposer mais ils viennent tout le temps me demander « On fait quoi comme jeu ? », « C’est quoi les activités ? », « C’est quand les activités ? »
    Et quand on propose rien, qu’on les laisse jouer, au bout d’un moment ils viennent en disant « Je m’ennuie ».

    Si c’était vrai, qu’on est nocifs pour eux, ils ne feraient pas ça, non ?

    Sinon, on peut pas tout prévenir, en plus certains enfants n’en n’ont pas besoin. J’ai pas honte de le dire, clairement, je les surveille. Enfin…j’essaie…

    En vrai, l’idéal, ce serait un immense terrain avec de l’herbe, des arbres, des animaux. Mais d’une part, même là il faudrait surveiller (y’a des enfants qui blessent les animaux), et sinon, en ville, la réalité c’est plutôt une toute petite cours goudronnée.

    C’est vraiment la faute des animateurs s’ils sont limités ?

    #26011
    SkaLau
    @skalau

    C’est dommage d’employer le terme « surveiller » dans l’animation…

    Moi, je préfère que les animateurs accompagnent, voir assistent quand cela est nécessaire… Qu’ils soient présents et non pas qu’ils jouent aux Big Brother.

    Il faut simplement trouver le juste milieu entre « être présent pour les enfants » et « s’immiscer dans les relations entre enfants ». Les gamins, quand ils jouent, ils n’ont pas besoin que tu leur explique comment faire. Tu ne vas pas LES FAIRE jouer, mais peut etre jouer avec eux?

    C’est ton rôle d’adulte de faire de la prévention (et si vraiment nécessaire de la sanction) concernant les violences (morales ou physique) en général: entre enfants, mais aussi d’adulte à enfant (et, dans certains cas, d’enfants à adulte).

    #18724
    Import
    @import
    #26012
    Import
    @import

    Suite à la lecture de nombreux posts sur ce forum, je me pose des questions.

    La tendance générale, ici, est de critiquer les animateurs, incapables voire dangereux et nocifs pour des enfants qu’il faudrait laisser jouer entre eux et hors de portée du regard des animateurs.

    Pourtant, entre autres, que faites-vous du harcèlement, de la violence entre enfants ? Là où je bosse, certains en sont victimes, et on devrait laisser faire ?

    Certains ont déjà critiqué une « société de l’entre enfants », par exemple dans le bouquin « Sa majesté des mouches »… alors ?

    Tout n’est pas tout beau ni rose, au royaume où l’enfant est seul.

    Notre rôle d’animateur n’est-il pas de protéger les enfants…en les surveillant ?

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