Entre enfants et rôle de l’animateur

20 sujets de 1 à 20 (sur un total de 60)
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    Messages
  • #269074
    Marie13
    @marie13

    Shaaa a écrit :
    Je me suis inscrit par “curiosité” aux cours en ligne. :-D

    On ne risque pas de se faire pirater le compte chez eux ;-)

    #269075
    Shaaa
    @shaaa

    Je me suis inscrit par “curiosité” aux cours en ligne. :-D

    #269076
    ludou
    @ludou

    merci Lau.

    Le souci de trouver des justifications éducatives au “jeu non contraint” ou au “jeu libre”, c’est qu’on retombe encore et toujours dans l’attente d’apprentissages dans des temps de loisirs. Cette volonté d’apprendre de tout, tout le temps.

    C’est laisser l’enfant d’être maitre de ses apprentissages

    Sinon, beau résumé des règles collectives qui viennent toutes – ou presque – de situations problématiques (cas des crèches).

    #269143
    Lau
    Modérateur
    @lau
    #25552
    ludou
    @ludou

    oui, on va balayer tout de suite l’idée assez simpliste qu’il puisse y avoir une bonne (ou des bonnes) éducation(s) et une mauvaise… D’autant que je suis loin d’avoir tranché la question de l’inné et de l’acquis dans un comportement individuel.

    L’accumulation des savoirs humains ne signifie pas accumulation de savoirs ancestraux chez un individus. Il me semble évident que personne ne peut avoir accès (même brièvement) à l’ensemble de la connaissance accumulée, c’est forcément un premier frein qui pourrait expliquer cette absence (ou cette inconsistance) de la sagesse dans une société comme la nôtre. Après, on assiste peut-être (peut-être !) à une certaine déliquescence des rapports au sacré (au sacré en soi, pas forcément la forme extériorisée qu’est la religion, vu que ça a l’air de t’embêter ce point là), donc à l’autre, donc à l’éducation, à cette part de sacré en chacun.

    #25562
    moilapa
    @moilapa

    où est la sagesse ?
    Oui… Sauf que moi je ne prétends rien.
    A commencer par ne pas éduquer.

    Je pose la question de l’intérêt, du sens…

    ce serait considérer l’éducation comme un phénomène qui se devrait d’être exponentiel
    Il n’y a donc pas d’accumulation de savoirs ? Et donc :
    re même question : quel est le sens alors ? Si ce n’est d’accumuler le savoir(
    pour lutter contre la barbarie, l’ignorance, et autres discours à la con, quand il
    s’agit de défendre l’idée d’éducation) ?

    Quel en est le sens si aujourd’hui le monde n’est pas plus sage
    qu’avant l’idée d’éducation ?
    Les neuneux qui ont mitraillé des gens à Paris étaient le fruit de l’éducation (et non
    d’une éducation : ‘trop facile ce discours : la même éducation que toi ou moi)

    Alors ? Dans quel but ?

    #25566
    ludou
    @ludou

    Quel est le sens de cette éducation par exemple dans notre
    société française, de ce qu’elle a apporté de sagesse au cours
    des millénaires, de ce que nous serions des milliers de fois
    plus sages que le paysan du néolithique, du moyen-âge ?

    ce serait considérer l’éducation comme un phénomène qui se devrait d’être exponentiel, ou au moins rentable… Un peu comme ces conneries de dogmes économiques : s’il n’y a pas de croissance, on meurt tous. S’il n’y a pas d’éducation (avec des résultats probants), on décline. Hé bien oui, peut-être qu’on peut décliner. Peut-être que s’éduquer les uns-les-autres, ce n’est pas une ligne droite sans embûche et sans retours en arrière.
    Et puis, ton côté extrême (habituel) te fait à nouveau tenir des propos tranchés (où est la sagesse ?) là où il n’y a probablement que des tendances, des spectres larges, une diversité infinie de relations complexes entre régression, progression, transgression. Mais une provocation a le mérite de poser une question.

    #25580
    moilapa
    @moilapa

    Le problème de l’éducation, c’est le même que celui de la religion :
    en son nom toute connerie devient légitime.

    Jeudi sur France5, il y avait un reportage sur la tribu Matis
    (Amazonie)

    A la fin de son reportage, le journaliste constatait que la tribu
    était devenue, depuis “l’apparition récente de la “civilisation”,
    dépendante de deux choses : le service de santé et l’éducation.

    Le service de santé : les premiers “hommes industriels” arrivés dans cette
    tribu perdue dans la forêt, sont arrivés avec pleins de nouvelles maladies :
    et le savoir ancestral de la tribu en terme de pharmacopée ne pouvait rien contre ces
    “nouveautés” : ça a été une hécatombe. Et parmi ces nombreux morts, les
    plus anciens… ceux qui détenaient le savoir s’agissant de plantes guérisseuses…

    Et côté éducation… voir le reportage et ce qu’est devenu ce petit groupe humain.
    Et son combat contre son inévitable disparition, ses résistances vaines, le “venin”
    étant déjà injecté…

    Ca faisait des millénaires qu’ils vivaient dans la forêt,
    une société basée sur la survie du groupe, à travers la transmission,
    l’apprentissage et les rites…

    L’éducation versus l’apprentissage, le vivre ensemble, le vivre, la transmission… ?
    La tribu, le village contre la “société moderne”, de plus en plus complexe,
    de plus en plus inhumaine, où l’accessoire qu’est l’enfant n’est que le jeu d’une
    éducation inutile… ?

    Qu’ont apporté ici des millénaires de “sagesse”, de
    savoir, d’éducation… ?
    Comme les missionnaires jadis, les éduquants aujourd’hui
    contre l’enfance…

    Quel est le sens de cette éducation par exemple dans notre
    société française, de ce qu’elle a apporté de sagesse au cours
    des millénaires, de ce que nous serions des milliers de fois
    plus sages que le paysan du néolithique, du moyen-âge ?

    #25687
    crevette76
    Administrateur
    @crevette76

    juste en passant, en cherchant tout autre chose, je suis tombée sur cet écrit à propos de l’utilisation du jeu à l’école, et donc du lien éducation-jeu.
    http://dcalin.fr/publications/mottet.pdf

    et des infos sur une conférence :
    L’école peut-elle donner confiance aux générations futures ?

    La recherche de la confiance perdue est une quête qui occupe tant nos dirigeants que nos entreprises, tant les institutions publiques que les marchés financiers. Mais celle-ci ne peut simplement réapparaître comme par enchantement, elle doit se construire pas à pas. La confiance affichée après les événements qui ont ébranlé la République ne saurait ainsi masquer les difficultés à réunir les citoyens autour d’un projet de société tourné vers un futur serein et fédérateur. Au banc des accusés se trouve notamment notre système éducatif, ébranlé par un monde en constante mutation, qui doit ainsi être revu et adapté pour répondre à des enjeux sans cesse plus complexes. Les chantiers à mettre en œuvre sont nombreux, au premier rang desquels un enseignement plus horizontal dans un pays fortement marqué par la hiérarchie, les conditions d’une réelle égalité des chances, le bien-être des élèves, ou encore l’apprentissage de compétences sociales au même titre que les compétences cognitives. Tout un programme que les UP Conferences et l’Institut Montaigne vous proposent de découvrir. Car l’émergence d’une société de la confiance passera par son intégration dès le plus jeune âge et par une remise en cause des principes obsolètes qui guident encore les politiques d’enseignement.
    http://up-conferences.fr/evenement/ecole-peut-elle-donner-confiance-aux-generations-futures

    #25717
    moilapa
    @moilapa

    Sur la question juste du discours sur le “don de soi”,de l’empathie… et plus généralement du discours de l’éduquant auprès d’enfants…

    Je fais un lien entre le discours sur l’empathie et le discours religieux, s’agissant d’Autrui.
    Le discours religieux, c’est “respecte l’Autre sinon…”
    Et non “respecte l’Autre. Point. Et non respecte l’Autre en tant qu’Autre. Respecte l’Autre parce qu’il est”.
    (s’agissant d’1 discours religieux, parce dans une même religion, page suivante, on trouve le discours contraire fait de haine de l’Autre, bien évidemment)

    Donc : une volonté extérieure à soi.

    L’empathie : respecte l’Autre en t’imaginant être cet Autre (capacité à se mettre à la place de l’Autre)
    Soit utiliser un subterfuge pour arriver à penser l’Autre. Et non pas en tant qu’Autre mais en se mettant à sa place !!!
    Soit en le niant.
    C’est soi alors que l’on plaint quand on pense “le pauvre petit chose…”
    Ici, l’Autre n’est qu’un objet, un miroir.

    Et c’est bien notre mode de penser l’Autre. C’est le mode de penser de toute personne, et donc de la catégorie des “éduquants”, ou de ceux qui prétendent oeuvrer pour les autres…
    On est incapable de penser l’autre sans se penser soi.
    On est incapable de penser l’Autre sans d’abord se penser soi.
    Soit étant le point de départ de toute pensée ,même la plus abstraite,, pour chacun d’entre
    nous nous sommes le point central de l’univers..
    Ce qui est normal après tout, puisque nous sommes capables de nous penser.
    On a conscience de son existence.
    C’est ce qui fait le caractère dérisoire de ce pseudo
    “don de soi gratuit” de ceux qui se prétendent au service des Autres.
    De l’idée d’éducation comme de quelque chose tournée vers l’autre, pour son bien, etc… tous les discours façon émancipation et autres merdes…
    Prétendre être capable de s’oublier, c’est prétendre s’extraire
    de la réalité (rien que ça !) un bon exemple en étant la bite du curé
    dans la bouche des enfants de chœur…
    (une forme éducation en soi)

    Est-ce que tous les éducateurs prétendant oeuvrer à un dessain qui les dépasse sont des sournois, des gens qui ont quelque chose à cacher ?
    Non : il y a aussi ceux qui finissent par se persuader…

    Cette empathie là (celle qui est proclamée, qui est discours, “carte de visite sociale”) n’est pas en fait de l’empathie. Parce que l’empathie ne se calcule pas, ne peut
    se proclamer, elle est instinct, inconscient…
    Comme elle a été étudiée chez le bébé : réflexe ? Désir de “trouver sa place” parmi les autres ? Réaction neuronnale indépendante du bébé ?
    Une “prédisposition du cerveau” selon certains scientifiques, et non quelque chose de la volonté, que l’on pourrait proclamer comme un choix…
    Des “émotions en mirroir” (c’est pas de moi, ça)…
    Une façon en fait de facilité la vie au sein des communautés d’animaux sociaux. Rien de plus. Et non quelque chose qui serait une volonté, un
    choix (j’ai choisi de faire de l’animation parce que mes couilles)
    C’est juste la preuve de l’incapacité de s’extraire de sa pensée, y compris quand on pense l’Autre (et c’est là que j’en reviens à l’éducation)
    Dans cette éducation, l’Autre est aussi un objet, un jouet, un miroir, qui n’est pensé qu’à partir de soi : prétendre éduquer l’Autre pour l’Autre, c’est de
    foutaise : l’Autre, si il existe dans cette pensée, est secondaire, outil, moyen de. Ce qui fait par exemple que son consentement n’a pas à être pris en compte. Ce qui explique le caractère
    violent de l’éducation.
    L’empathie est une illusion, parce qu’il est juste impossible de se mettre à la place de l’Autre (à moins d’avoir la capacité à lire son cerveau)
    L’empathie, ce n’est ni plus ni moins que nier l’Autre en prétendant le prendre en compte !

    Cette “fausse empathie” (celle qui est proclamée par ceux qui font ces métiers “au service de l’autre”, se glorifient de tant d’abandon) en fait se voudrait “altruisme”
    (vous saviez que le mot vient du catéchisme ???) soit des actes tournés vers les autres qui n’ont aucun intérêt pour soi…
    Ce qui évidemment n’existe pas ici : il y a toujours une attente en retour : amour propre, regard des autres, regard sur soi…
    L’altrusime, s’agissant d’humanité, c’est comme le futur : il n’y a que le mot qui existe. Il ne correpond à aucune réalité. C’est un mirage, une utopie.

    L’altruisme existe sans aucun doute dans le monde animal, puisque là il n’y a pas cette interférence qu’est la capacité à se penser. Un animal social
    peut s’extraire de l’un de ses actes, peut ne pas prendre en compte sa propre survie pour aider un congénaire, un autre animal. Agir gratuitement (ce qui ne
    fait pas mentir l’évolution des espèces, la guerre à la survie : l’individu n’est rien comparé à la survie de l’espèce à laquelle il appartient)
    Là aussi c’est impossible s’agissant d’ l’humain. L’acte gratuit n’existe pas.

    Pas d’éducation sans volonté de l’un sur l’autre (j’aime bien l’idée que cette “empathie” provient de l’appétit sexuel (selon Auguste Coste), ce qui pour le coup ramène cette idée à l’idée d’éducation…)
    La question étant alors : que cherche chacun des éducateurs dans cette ducation (puisqu’il s’agit dabord de ça) ?
    Où une autre idée que cet acte éducatif serait une façon de taire le désir sexuel, de sublimer… ce qui nettoierait pas mal alors ce discours tourné soit disant vers l’Autre en tant qu’Autre…

    Quand on a cessé de faire semblant, de se mentir, de se cacher derrière de nobles causes, humanistes, politiques… on en vient à soi.
    Ca permet de répondre alors à pas mal de questions, comme “pourquoi par exemple ce boulot d’animateur ?”
    (ou de continuer dans cette voie de l’éducatif en ayant abandonné pas mal de Croyances)
    Pour soi. Par jouissance. Par plaisir. Comme… un loisir !
    Ce qu’il y a de bien avec le loisir, c’est que l’on ne prétend pas y aller pour une noble cause, pour d’autres…
    Le loisir c’est la jouissance…
    Le loisir, c’est soi.
    L’Autre, devient un partenaire potentiel (qui peut se refuser) et non la prétendue cible d’actes glorieux, qui est à notre merci quoi qu’il se passe, discours dont on a besoin pour voir en lui une chose,
    pour pouvoir l’utiliser…

    En cherchant à définir en disant le moins de conneries possibles les mots “empathie” et “altruisme”, je suis tombé sur ça :
    Bahram Elahi2 précise à ce sujet que si aucune action altruiste ne peut être parfaitement désintéressée, du fait même de notre dimension terrestre, naturellement mercantile, il est toutefois possible de cultiver en soi l’intention d’agir de manière désintéressée. Le désintéressement absolu constitue un idéal vers lequel l’être humain devrait tendre pour pouvoir persévérer dans la pratique éthique et acquérir les vertus indispensables à son perfectionnement moral et spirituel.

    On peut aussi se tourner vers soi et cesser d’essayer de maîtriser l’Autre, prétendre essayer de le comprendre…

    #25723
    XXYYZZ
    @xxyyzz

    Avé à tous
    :coucou:

    Vouloir favoriser les moments entre enfants ne veut absolument pas dire que l’animateur ne sert à rien, encore moins qu’il ne doit pas être là. :non:

    Un animateur ou autre adulte, doit être capable de proposer de suggérer ,de faire découvrir des activités nouvelles ( activités au sens large), de porter attention à l’enfant, d’^tre à son écoute, de l’aider lorsqu’il est en difficulté.
    :boire:
    Tout cela fait partie du rôle de l’animateur. (du moins d’après moi). En tenant compte que notre influence est limité dans le temps . Voir plus bas.

    Mais si l’animateur se rend compte qu’un groupe d’enfant jouent entre eux, sans trop de gros problèmes, il doit laisser faire, en étant toutes fois, prêt à intervenir, pour, par exemple donner le coup de pouce nécessaire en cas de difficultés.
    :jump2:
    Fait on de l’éducation en laissant faire, je reconnais que c’est discutable, mais si cela permet à certains enfants de se rendre compte de ses capacités, alors oui. Et surtout laisser faire ne veux pas dire laxisme.
    Quant à l’éducation . Pour moi l’éducation c’est l’ensemble de ce que va acquérir un enfant au fur à mesure qu’il grandit. Elle englobe donc de nombreuses composantes. J’en cite quelques unes:
    L’acquisition de certaines compétences, l’acquisition de certains savoir faires, la capacité de tenir compte des autres, l’acquisition de connaissances et de savoir, la capacité de pouvoir choisir, de se faire ses propres avis, d’être capable de critiquer des avis. J’en oublie
    Le degré de liberté acquis par une personne dépend, selon moi, en grande partie de tout cela.
    Je reprends ce que j’avais dit dans la tribune qui date de quelques mois..
    Il est donc évident que les sources de ces acquisitions sont multiples, variés et inégales.
    En premier il y a les médias: télé, site internet, revue, journaux; radios etc. ils prennent une place de plus en plus importante dans l’éducation d’un jeune aujourd’hui, avec ses aspects négatifs( certains sites, certaines émissions de télé, de soit disant réalité), et positifs ( certains bouquins, la possibilité de s’informer rapidement grâce à certains sites.)
    En seconde position il y a les amis, les relations,” la rue”, la cour de récréation par exemple.
    La nous sommes en plein dans l’entre enfants, en tenant compte du rôle que peuvent jouer les jeunes plus âgés auprès des plus jeunes, voire des adultes. La question des leaders se pose aussi.

    Bien sur il y aussi la famille, qui, d’après moi vient ensuite.
    Ici on se heurte à une diversité énorme.
    Milieu “riche” et milieu” pauvre”.

    Pour que ceux qui aiment couper les cheveux en quatre ne se formalisent pas, je précise que les termes pauvres et riches ne s’appliquent au niveau fric mais davantage au niveau culturel, à la liberté laissé à l’enfant, aux conversation qu’il entend chez lui, aux aides dont ils peux disposer chez lui etc.,

    L’école vient ensuite et seulement ensuite. Nous ne sommes plus au début du vingtième siècle où les “Hussards de la république” étaient les notables de la pluparts des villes et villages de France et faisaient passer leurs connaissances.
    Il ne faut donc pas penser que l’école peux tout apporter, loin de là.
    Son influence est de plus en plus contesté, quelquefois contrecarré (eh oui), par le reste.

    Notre gouvernement (bien aimé ou mal aimé suivant le cas :lol: ) se trompe en pensant que mettre le paquet sur l’école va tout résoudre. Cela peux aider, certes, mais dans une faible proportion.
    D’après un enquête datant de quelques années l’influence de l’école sr l’éducation d’un enfant avoisine les 10 %, contre plus de 35% pour les médias.

    Enfin il y a les loisirs organisés ‘ ACM, TAP, péri scolaire, CLAE , club et autres.

    Il peux y avoir des aspects éducatifs comme apprendre le vivre ensemble, l’acquisition de certains apprentissages et autres.

    Mais il ne faut pas oublier l’aspect ludique des ACM. A force de faire des réformes qui renforcent l’aspect éducatif des ACM, on finit par oublier que les enfants sont en vacances.

    Le loisir doit être la part prépondérante.
    Donc dans nos CLAE, colos, accueil de loisirs, bien sur n’oublions pas l’éducatif, mais n’oublions surtout pas que l’enfant est en vacances.

    Et comme le dit Jacques Chauvin, dans son excellent livre :les colonies de vacances ;

    Les enfants sont en vacances et ‘lorsque l’on est en vacances, on n’est pas à l’école”. Quel scoop !!!

    Ou encore :
    Les vacances sont l’occasion de pratiquer des activités tant ludiques que culturelles ou sportives, selon ses souhaits, ses envies, de la découvertes d’activités nouvelles à la pratique, plus ou moins intensive de son ou de ses passe-temps.

    Dernière chose.
    Contrairement à certains qui se permettent de traiter d’abruti, d’idiot de connard et autres mots gentils, je précise que ce que j’écris n’est que mon avis personnel basé essentiellement sur le vécu.
    Je me refuse d’insulter celles et ceux qui ont un avis différent du mien.
    :jump2:
    Je pense que chacun doit avoir ses propres convictions et essayer de les appliquer

    Voila c’est tout pour aujourd’hui.

    Bye :-D

    #25724
    lejoueurfoux
    @lejoueurfoux

    la liste des mère théréza n’a finirait pas…

    si je comprends bien le fait d ‘être à l’écoute, de transmettre des savoirs, de porter attention à l’autre , de partager des moments de vie, bref le fait d’aimer l’autre n’est que vanité .

    Mais si l’enfant n’a pas besois de l’adulte je voudrai savoir
    a-t-il besoin d’avoir des savoirs?
    a-t-il besoin
    qu’on lui porte de l’attention ?
    a-t-il besoin de vivre avec les autres et de partager des moments de vie ?
    a-t-il besoin d’amour?
    Dans le cas ou l’enfant a besoin de cela qui a l’heure actuelle peut répondre aux attentes des enfants ?
    Moi je fais partie des vaniteux qui pensent simplement que l’animateur peut avoir son rôle à jouer ?
    Car là on est bien sur le rôle de l’animateur
    d’ou ma question quel est le role de l’animateur
    je ne vois pas pourquoi le fait de définir un rôle soit tabou pour certains
    en effet dés qu’on le demande
    on nous dit
    – l’enfant n’a pas besoin de toi
    – que l’educatif n’est que domination
    – que le mieux vivre ensemble est de la foutaise
    – que l’animateur n’a aucune utilité
    en clair on me dit ce que je dois pas être mais moi je voudrai savoir
    quelles sont mes fonctions
    quel rôle je dois avoir ?

    Moi pour l’instant le rôle et les fonctions qui sont déclinés dans les diférent diplôme de l’animation socio culturel me conviennent alors vive la vanité, la domination, l’ingérence et la connerie
    Car pour l’instant les détracteurs eux ne me propose rien de concret ils débattent, ils avancent des théories, ils te donnent à réfléchir
    Cette démarche est intéressante car je pense qu’il faut réfléchir à ses pratiques mais moi si je suis un jeune animateur je ne sais pas ce que je dois faire ?
    Réfléchir sur ces pratiques c’est bien mais en avoir c’est mieux !!!!!!! NON ?

    #25729
    moilapa
    @moilapa

    Je vais peut être être un long…

    Ce temps entre enfants n’a pas de limite, Solleana, puisqu’il n’a pas sens rentable, dans ce qu’il pourrait “apporter ou manquer” selon ton intervention… j’aurais presque envie de dire : n’a pas à être étudié, juste défendu comme un bien précieux, quelque chose qui ne nous appartient pas, et si je n’étais pas si intéressé à l’observer, quelque chose que nous devrions ignorer autrement que d’en permettre l’existence, penser à lui laisser des termps et des espaces, comme on protégerait un espace en friche de l’avidité des promoteurs……
    Faudrait-il aussi comptabiliser, étudier, circonscrire les rêves des enfants, leur temps de rêves, ou leur intimité ? Ou est-on là dans un domaine qui ne nous appartient, qui ne nous regarde pas, dans la limite de ce qui s’agissant d’autres domaine aurait facilement était circonscrit comme de relatant de l’intime, de la limite de notre présence…

    S’agissant de la question du loisir, oui elle mérite elle d’être tordue, saignée… mais là aussi sans phagocyter la question de l’entre-enfants. Et de mon point de vue sur un post consacré tant il y a à dire…
    Avec comme première problématique de se mettre d’accord sur un sens commun, tant on pourrait avoir de visions différentes : ma conception par exemple : ma vie est un loisir, et cela n’a pas à se construire par rapport au travaill, du salariat, cela va bien au delà de juste cette contingeance utiliaire. Ca empiète pour moi la question de la libération de notions dérisoires, de contraintes inutiles ou nuisibles comme la famille, le travail, la possession, le regard des autres, et d’autres plus intéressantes comme le temps, le sens de la vie, la jouissance… mais là est un autre débat : l’entre enfants n’a pas de compte à rendre, n’a pas à s’expliquer : ce temps n’a pas lieu d’être productif de quoi que ce soit, rentable… C’est en ça qu’il ne peut qu’être dissocié de la question de l’éducation, du contexte dans lequel il se trouve, de notions comme le loisir, toutes chose qui elles appartiennent aux adultes… il y a quelque chose de plus profond, d”indicible qui ne doit pas être maîtrisé d’une façon ou d’une autre, aussi bien in situ en y faisant intervenir des adultes ou en réduisant son espace, ou intellectullement en essayant de le circonscrire ou d’essayer de dire ce qu’il manquerait dans cet espace “libre”…
    Et évidemment ne pourrait être tenu pour responsable d’absolument rien, passé, futur, humanité…

    Alors reste la question de l’éducation…
    Avec 3 problématiques principales de mon point de vue :
    1) Soi. Et sa propre éducation : une des meilleurs raisons des limites de l’idée d’éducation, de ce que toute idée pédagogique se heutera d’abord à ce que le pédagogue est le résultat d’une éducation, d’un vécu, et qu’il agira d’abord comme son insconscient lui intime d’agir et non comme une pensée (fusse t-elle la sienne) lui montrerait un chemin…
    Le problème de parler de soi, c’est qu’il est très facile de s’égarer ou de se tromper (au sens se mentir). Et parler d’éducation, c’est parler de soi : il devient alors juste impossible de se comprendre, parce que l’on ne parle sans doute pas de la même chose, et qu’il est impossible de créer artifiellement un accord autour du sens de ce mot.

    Peu de gens sont capables de parler de pédagogie (ou de la plupart des échanges concernant la construction de pensées, pour faire très court) par contre tout le monde est capable d’avoir un avis sur l’éducation. Même les personnes ayant un “accés à la pensée capricieux” pour faire dans le politiquement correct, sont capables de dire ce que pourrait être une “bonne éducation” : engluée dans celle qui a été la leur… et paradoxalement, je remarque que des personnes qui ont certainement eu une éducation douloureuse, auront elles aussi tendance à vouloir une éducation pour les enfants prôche de celle qui les a humiliées, il aurait été trop facile que seuls les “premiers de la classe” revendiquent notes, humiliation, compétition… statu quo… Sans doute aussi la volonté d’éviter à leurs enfants leur propre vie…
    Sans doute par incapacité de remettre en cause, de se débarasser de normes ancrées, d’une morale à la place d’une pensée. Ou de tout simplement imaginer une autre voie. Ce que se garde bien de produire l’éducation (ou plus précisément volontairement) quoi qu’en pense Mahk.

    D’où alors (l’impossibilité de se mettre d’accord sur ce mot éducation): Ok avec ce que tu dis Solleana… mais tu ne parles pas d’éducation ! Tu parles de vivre auprès des autres, de partage, de transmission, d’apprentissage…
    Cela n’est juste pas l’éducation !
    Je n’ai pas de connaissances érudiques, le savoir scientifique que tu peux avoir ou que peut avoir Shaa, je n’ai qu’une “pensée brute” qui ne s’appuie que très peu sur des références savantes conscientes. Ma pensée, pour la partie consciente, s’élabore à travers ce que j’observe, ce que s’expérimente, soit ce que je vis. Je dois une partie des bases qui appuient ma capcité à penser à des éducations. Mais cet apport est minime (la limite ici étant toujours le fait de parler de soi), liumité à la période école primaire s’agissant d’éducation scolaire, avant que je ne découvre avec le collège les enjeux en jeu dans l’éducation : j’ai été en cours d’anglais des années dans le système scolaire, j’en suis sorti ignorant. Jusqu’à ce que je m’intéresse à un auteur anglo saxon non traduit en français. Je n’ai jamais fait un effort en musique : jusqu’à ce que j’apprenne à écrire de la musique des années plus tard. Je n’ai jamais écouté, appris de cours de dessin, jusqu’à ce que des années plus tard j’ai eu envie d’avoir des bases en dessin, en graphisme… Et de même pour les livres, l’écriture, etc, etc… bref, j’ai eu la chance d’être non pas un mauvais élève, mais un très très mauvaise élève.
    Et l’apport principale de cette éducation, il est en creux : dans la haine que ce système a su créé. Ca, c’est une richesse.
    Je ne parle même pas d’éducation familiale…

    Cette impossibilité à créer un consensus autour du mot “éducation” m’amène à la deuxième problématique :

    2) La deuxième problématique de l’éducation, c’est le mot lui même : “éducation”.

    Les mots n’ont pas juste un sens, une utilitée pour le dialogue, le partage, une Histoire et une histoire (pour chacun). Ils ont surtout un pouvoir de contrôle, de contamination, il influe l’individu qui emploi ou entend le mot, ils peuvent gournerner cet individu : il parle avant tout à l’inconsncient.

    Le mot éducation n’a pas juste un problème de connotation, d’histoire de l’éducation et d’histoires personnelles de chacun : il a une action gigantesque sur celui qui prétend éduquer.

    Quand on introduit le terme “éducation” dans l’animation socioculturelle, il y a contamination : on introduit avant tout chez l’adulte encadrant des comportements, des logiques, : distanciation, logique de maîtrise, volonté de domination, de diriger vers. En grande partie de par le travail effectué dans l’enfance de chacun de ces êtres éduqués.
    Même si l’idée de contrôle existait dés la création de l’animation, on est bien d’accord (animer est un des synonymes d’influencer après tout, et un animateur sociocul n’a jamais donné la vie, sauf à renommer connerie existence, et plutôt que de chercher vers les racines latines il est plus cohérent de s’intéresser aux ancêtres de l’animateur, les moniteurs et les significations de ce mot là…)

    C’est ce pouvoir des mots à créer pas seulement du sens mais des images, des comportements, des logiques, qui font le danger d’introduire le terme “éducation” dans l’animation sociocul (heureusement absente d’autres domaines de l’animation, que les animateurs sociocul sont si prompts à snober, en bons abrutis qu’ils sont), avant même les logiques pédagogiques des fédés et autres décideurs, celle des animateurs anciens enfants éduqués face à des enfants forcément à éduquer (ou vous ici qui voyez de l’éducation partout, là où il n’y en a pas, là où il n’y en a jamais eu besoin). Pourquoi entend on encore parler d’animateurs qui punissent les enfants dans un coin avec les mains sur la tête ? (d’accord je prends un exemple énormissime pour quelqu’un qui sait penser, mais c’est bien une réalité très quotidienne des centres de loisirs et autres colo) tout simplement parce que eux aussi ont connu cette humiliation. Ca paraît effarant de simplissité, mais c’est le cas… Et qu’aujourd’hui ce sont eux qui jouissent, comme l’enfant arrive à la maison pour pouvoir enfin se défouler sur le chiot de la famille… en fait… c’est humain. C’est ça l’éducation, avant tout une question d’inconscient.
    Et comme déjà dit sur d’autres échanges, quand on a enfin conscience de ce que c’est avant tout l’inbconscient qui mène les choses ici, on a guère de choix : le mieux que l’on puisse faire, c’est de s’éloigner des enfants, les ignorer. Et si l’on en est pas capable, se résoudre à axer ces rencontres d’abord sur sa propre jouissance, en espérant que par riccochet l’enfant aussi y trouve son compte…

    un exemple concret sur ce “pouvoir” des mots et ce qu’il peut engendrer d’impossibilité d’échanger :
    Par exemple, j’utilise souvent le mot “confronter” s’agissant de la rencontre avec des enfants. Et nombre de personnes automatiquement entendent “affrontements, violence” là où je n’entends que rencontre. Une même image (front contre front) deux traductions possibles pour celui qui regarde : deux personnes qui vont en “en venir aux mains” ou deux personnes qui sembrassent)

    3ème problématique de l’éducation : là principale : Quel est le sens ? Pour quel but ?

    Si la question est assez facile s’agissant de l’éducateur, ce que lui peut tirer de cette situation :
    ((((Il n’ya pas de volonté éducative sans narcissime : quand j’entends des animateurs dire qu’ils ont choisi cette voie par altruisme, pour “le bonheur des enfants, je n’entends que des gens qui se font jouir en se disant bons pour les autres, capables de s’oublier (!!!) C’est là le comble du narcissime.
    Le narcissique a besoin d’un miroir (des autres) de se voir (beau) dans le regard des autres : c’est ce que sont ces infirmières, ces animateurs, ces éducateurs… les pompiers, etc… la liste des mère théréza n’a finirait pas…
    Il y a la même différence entre qu’entre la vanité et l’orgeuil : dans l’orgueil, les autres n’existent pas, dans la vanité on a besoin des autres pour qu’ils nous regardent. Il suffit de prétendre à des visions politique, humanistes ou je ne sais quoi d ‘autres…
    Le narcissique ne pourrait vivre seul : il a besoin des autres. L’égo centrique lui n’a pas besoin des autres. Et si il devait se retrouver dans la position de l’éducateur, il serait bien plus positif pour l’enfant que le narcissique, lui nocif… Et c’est ce que sont les gens qui choisissent de se voir comme des éducateurs : les enfants se retrouvent entre les mains de personnes pour qui ils ne sont rien, que des miroirs, des objets : c’est ce qui fait que dans le cadre de l’éducation tout est possible à l’éducateur tout puissant. ))))) longue parentèse

    On ne peut pas ne pas se poser la question de la vanité (au sens “vain”, “vide”) de l’éducation de l’homme à la lumière de l’histoire de l’humanité : pour quel but ? En quoi l’éducation a t-elle apporté quoi que ce soit à l’homme ? Sauf à dire que l’homme d’aujourd’hui est “meilleur”, plus sage que celui d’hier (et d’être un parfait abruti)
    Il faut arrêter de Croire, de projeter, de voir la bêtise comme extérieur à l’éducation où propre à une société donnée à une époque donnée : c’est l’humanité : prétendre combattre la bêtise (l’ignorence) c’est prétendre combattre l’humanité.
    Pour quel résultat ??? Le paysan du néolithique, du moyen-âge, est-il moins sage que “l’homme moderne” ???
    Pourtant, tous ses savoirs accumulés, tous ces siècles d’éducation, toutes ces volontés d’éduquer… dans ce dialogue, l’Histoire me donnera toujours raison.

    Avec une idée, on peut faire trois choses : l’ignorer, la combattre ou la nourir… Depuis que la civilisation existe, toute idée “brute” aurait dû devenir une boule de neige, une tour de babelle que cette fois Dieu ne détruirait pas par vanité, parce que les hommes auraient anéanti cette idée de dieu , chaque individu le dépositaire d’une sagesse sans nom… Il suffit juste de promener les yeus pour vomir ce que l’on voit et entend, partout, tout le temps, ce que sont les références aujourd’hui, les statues, les discours, les logiques..
    De cette éducation, qui se veut science (!!!)… comment peut-on parler de science s’agissant de savoir aimer, rencontrer, partager, vouloir, échanger vivre ensemble…
    Il ne s’agit que de prétendre contrôlé ce qui ne l’est pas et n’a pas à l’être,

    S’agissant de l’histoire de l’éducation et de la façon dont a évolué “li’mage collectif” de l’enfant dans notre société : l’enfant n’est pas plus réel aujourd’hui qu’hier, d”invisible il est passé au statut d’objet (beau progrés !!) Et s’agissant des plus récents changements :
    L’image nouvelle produite par une compréhension déformée de mai 68, Dolto (pour dire vite) a fait passé l’enfant au statut d’objet dont on jouie : à commencer par les deux qui décident de se fabriquer leur jouet de jouissance… (non un enfant roi mais un enfant-objet) , finalement un objet de consommation : la question de son éducation n’étant qu’une façon d’hahiller à loisir une poupée inerte, dont on fait ce que bon nous semble…
    L’enfant ne se départira jamais de l’infans, de la vision de l’adulte sur l’enfant, pas plus que l’éducation ne se départira de la nécessité de soumission (guider si l’on veut un terme plus acceptable), de ce qu’on éduque un chien comme on éduque un enfant (du point de vue du mot) , on élève des chiens comme on élèves des enfants.

    Il n’y a pas d’éducation sans violence, il y a juste des éductions moins violentes que d’autres.
    Mais dans un sytème d’obligation, de contraintes, il faut bien remplacer l’usage de la force par autre chose : sinon l’enfant aurait juste la possibilité de partir !!! (une des différences encore entre éducation et apprentissage, vivre ensemble, partage…)
    Cette idée de pouvoir partir est primordiale, comme l’est la volonté d’apprendre du jeune enfant avant l’éducation : pourquoi craindre que l’enfant parte si sa volonté profonde est de rester ? Pourquoi craindre la porte ouverte, si ce n’est parce que l’éducation n’est pas légitime…
    Moins une éducation est violente (en apparence) plus elle est ruse, sournoise, cachée, carotte. C’est ce que sont toutes ces éducations “nouvelles”.
    Et encore là, faut-il faire la différence entre “l’idée-papier” et la réalité : des témoignages d’enfants totalement bousillée, détruits, par ces écoles “nouvelles” : freinet et autres escroqueries) : la différence entre le voeux et la réalité de ce que sont les êtres.

    Quelque soit la forme d’éducation, plus la cible est docile, capable de se conforter à ce que l’on attend d’elle, plus c’est facile (et plus en récompense elle sera valorisée par cette éducation, le formatage étant là)
    Valorisée dans cette abandon de “liberté”… évidemment qu’une telle logique ne peut accoucher d’une accumulation de savoirs mais au contraire à toujours moins de libre-arbitre, de capaciter à décrypter (voir le post de Mahk et en quoi il se trompe)
    Ou l’enfant se plie à cette logique (accepte de lui-même cette éducation) ou il sera plié par l’éducation.
    Il s’agit plus pour l’enfant à apprendre à se conforter à des normes, des attentes extérieurs (un dieu quelconque, un maître, un éducateur, un père, un tyran…) que d’enrichir “son intérieur”.

    L’ossature de l’éducation, son squelette, repose sur le duo bâton (diplôme) carotte (humiliation…)
    Dans le cas d’éducations qui se veulent plus douce, la contrainte, la violence restent présentes : ne serait-ce parce que l’enfant n’a pas le choix d’être là.
    C’est juste qu’en essayant de créer un lien de confiance entre lui et l’enfant, l’éducateur se sert non plus de la peur de l’enfant, mais de son besoin de tisser des liens.

    Cette éducation ne peut exister par en elle-même, elle ne suffit pas à se justifier : elle a un but externe, et caché aux principaux intéressés. Et ces buts doivent rester cacher. Alors on va prétendre à… voir tous les programmes de l’éducation nationale depuis que l’éducation nationale existe, et avant même quand elle n’était “que’ instruction nationale…
    Ce que l’on ne peut reprocher aux moines ou précepteur du Moyen-Age, c’est d’au moins ne pas avancer cacher…

    Tu parles de la création du doute, Mahk : c’est tout le contraire que crée l’éducation. l’éducation ne peut pas se permettre de créer des individus capables de douter d’elle-même, de travailler à sa propre destruction : c’est une logique qui ( pour ce que j’en sais ) n’existe nulle part dans la réalité.
    Il s’agit au contraire pour elle de répondre à la fois aux attentes de celle pour qui elle oeuvre, et de faire entrer dans un moule ceux qui lui sont livrés à la fois pour créer ce pour quoi elle est faite (des citoyens ; et dans ce terme il faut entendre tout mon mépris et travailleurs ) mais aussi plus vulgairement “se faciler le travail” dans cette oeuvre de gestion de masse.(logique regroupée dans un seul outil symbolique : la note, la note comme toute morale de cette “société dans la société”, où tout est réuni, toute l’allégeance que réclame cette société pour exister et dont les événements récents nous disent, quoi qu’en disent les spécialistes auxquels on a demandé leur avis, qu’il est impossible de l’extirper de cette logique éducative. Parce qu’en abandonnant ces notes, l’école abandonnerait cette morale qui fonde sa logique.
    (Mais alors ! Celui qui a trimé, écouté le maître, travaillé, se retrouverait au même niveau que le “cancre” ! C’est immorale ! Pire : c’est anti sportif !!!!) et qui permet au passage de justifier toute violence.
    L’éducation ne peut pas oeuvrer à sa propre destruction (apprendre à douter, contester, avoir un esprit critique…)

    Il est en fait impossible de faire un “procés exhaustif” de l’éducation, parce que ce que l’on peut reprocher à l’éducation c’est ce que l’on peut reprocher à une société donnée. La liste n’en finirait plus (et la réponse des pro étant alors de dire “sans, ça serait pire”, ce qui n’est pas une réponse acceptable d’un point de vue intellectuel)

    Alors un seul exemple de ce que l’on peut reprocher à ce processus d’éducation (qui n’est pas l’apprentissage, l’échange, la transmission) Un processus partout dans l’idée d’éducation, notamment l’éducation scolaire, est de faire de normes des lois qui elles ne supportent pas la désobéissance.
    Faire que se confondent normes et lois.
    (Exemple s’agissant de sexualité : quand la société pense, du point de vue de la loi : c’est deux adultes consentants (pour ramasser le propos) du point de vue de la norme : deux adultes hétérosexuels. La norme n’a pas de problème à empiéter sur l’intime, mais même pensée majoirtairement, elle est combattue dans la société. Des voix peuvent contester, montrer la bêtise ou la malhonnêté, déconstruire…
    Dans l’éducation, il en va autrement : L’éducation (scolaire, religieuse…) va bien au delà en entrant dans l’intime, en pensant tout, en gérant tout à la place de l’enfant (dans une école, un enfant n’a besoin de penser à rien) sans que rien ne s’y oppose : notamment parce que l’éducation a besoin du huis clos : il n’y a pas dans l’école d’avocat, l’enfant est seul face aux tout puissants.
    A l’école, dans le cadre de l’éducation, ce qui fait loi c’est la norme !!! (tu m’étonnes que c’est plus simple !!!)
    En confondant loi et normes, par une “magie alchimique” l’éducation “fabrique” tout autre chose : de la morale.
    Il suffit pour ça de lire un “règlement intérieur” d’une école, d’un centre de loisirs… tout lieu éducatif destiné aux enfants. Finalement, ce que l’on apprend aux enfants ici, c’est l’immoralité, le chacun pour soi et l’obéissance au tout puissant.

    L’éducation n’est pas au service de la vie mais de la société dans laquelle elle se trouve, ce sont deux choses différentes. Elle est la machine à imposer la morale de la société pour laquelle elle oeuvre. Elle est l’outil du pouvoir.Soit le contraire de sa remise en cause.

    Si pour finir j’en revenais à ma petite personne, je dirais :

    Je pense donc je suis ? Je répondrais : je ne crois en rien donc je suis.
    Si raison il y a, si sens il peut y avoir à ce qui peut paraître incensé, ils sont là : celui d’abandonner toute Croyance (et évidemment je ne parle pas juste de religion ou de politique)
    à commencer par l’espèce animale à laquelle on appartient : croire qu’on peut “l’améliorer” !!!! via “léducation” !!!!
    Si l’espèce humaine avait jamais atteint une certaine sagesse, elle se serait éteinte au moment où des hominités ont fait le rapprochement entre baiser et la femelle enceinte.

    #25764
    balthazaar
    @balthazaar

    @solleana
    Aujourd’hui plus encore qu’hier l’éducation est en crise parce qu’elle ne se donne plus pour tâche de conserver vivant notre monde mais bien de le détruire, de l’anéantir par la mise en compétition généralisée des individus
    Quelle mission “l’éducation” (nationale?) se donne-t-elle? Qui donne les ordres?

    Ça me fait penser à l’invention de l’imprimerie “industrielle”, la réforme protestante, l’alphabétisation généralisée dans plusieurs pays, les révolutions qui ont suivi.

    Je ne m’y connais pas beaucoup. J’imagine qu’il y a pu avoir une volonté d’enseigner la bible par la lecture, et qu’en ouvrant des écoles on a déclenché une alphabétisation généralisée du peuple. Alphabétisation qui a permis aux gens d’aller lire ce qu’ils voulaient et non ce qu’on voulait leur faire lire. A relativiser (j’y reviens plus bas).

    Ce n’est pas évident de dire qu’il y a eu une volonté éducative qui aurait permis une émancipation du peuple. Par exemple une lecture simpliste des événements nous laisse penser que l’intention de départ était tournée vers la bible. Et ça s’est retourné contre elle. Une seconde lecture nous montre que les rois qui ont décidé? permis? l’alphabétisation en ont perdu le pouvoir… et la tête.

    Le fait d’avoir accès à des cours de lecture, ça oui c’est déterminant. Les gens qui savent lire peuvent s’informer, voter…
    Mais le sens de l’éducation à cette époque n’est que difficilement lisible. J’imagine que l’arrivée de maîtres dans les territoires a pu être perçue comme : “je veux apprendre à lire mais arrête de me casser les pieds avec la bible”.

    De nos jours il y a une évolution très comparable avec la généralisation d’internet. Je parle aux gens qui ont l’habitude de venir écrire et lire sur un forum. De nombreux indices montrent que les gens de pouvoir tentent de contrôler internet afin d’en faire un outil de pouvoir. Tandis que la possibilité de communication horizontale (=sans passer par la presse, par un livre, par la télé) joue contre ce même pouvoir.
    Si on écoute la ministre de l’éducation à ce sujet, ça ne laisse aucun doute : internet est un repère de mauvaises choses, il faut “éduquer” les enfants (entre autres) à un usage “sain” d’internet (comprendre un usage qui laisse le pouvoir là où il est). Cette “éducation”-là est de toute évidence un choix politique de limiter, de freiner, de restreindre, de mettre des barrières.

    il ne me paraît pas imbécile d’éduquer, pour éviter que la barbarie ne se reproduise (les récents événements montrent à quel point l’éducation que nous déployons aujourd’hui est radicalement dominée par les pulsions mortifères!)
    Moi ça me paraît très bizarre. Grosso modo plus on éduque à l’anti-barbarie et plus il y a de barbarie. Non? Il y a un truc qui a été mal pensé…
    Et si l’éducation elle-même était la barbarie? Voyez le Ruban Blanc, dans ce film Hanecke donne une opinion selon laquelle l’éducation forte, d’une morale très exigeante et droite a installé dans le mental des gens un terrain pour la brutalité nazie.

    Et la famille, et les parents si pourris soient ils pour certains assument d’ailleurs cette tâche de les éduquer, de les aimer suffisamment pour les faire advenir dans ce monde.
    Je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu veux dire.
    En revanche tu fais ressortir une tension. Aimer et éduquer c’est différent? c’est pareil? Quand je regarde l’homme comme un singe parmi d’autres, je me dis que l’amour paternel, c’est un genre de pulsion qui conduit les parents à assurer la survie de leurs enfants. A quel moment est-ce que les parents deviennent trop exigeants, à quel moment peut-on dire “là ce n’est plus de l’amour parental”? Est-ce que c’est justement à ce moment là qu’on bascule de “aimer” à “éduquer”?

    pour préférer notamment si l’on suit la logique du refus des affects
    Je n’y vois pas de refus des affects, bien au contraire. Ce sont précisément les affects qui font qu’on peut en avoir raz le bol des exigences techniciennes de l’éducation. “Je fais mes devoirs ou je vais jouer avec mes copains?”

    Or, refuser d’éduquer les mômes et refuser l’éducation plus généralement c’est refuser de partager un monde!
    Non là pour l’avoir déjà écrit aussi, je différencie l’intention d’éduquer en tant que volonté de contrôler le comportement d’une ou plusieurs personnes et le fait de répondre à quelqu’un qui pose une question.
    Il faut écouter/lire attentivement les mots prononcés par les journalistes ou par les gens de pouvoir : régulièrement ils utilisent régulièrement des mots de la thématique “éducation” pour parler de leur action vis à vis du peuple. Il faut faire de la pédagogie pour les gens qui ne pensent pas comme ci, il faut réapprendre ceci aux gens qui ne pensent pas cela, etc.
    Biensûr qu’il faut permettre à tout le monde d’apprendre à lire, à écrire… et à coder.

    #25769
    solleana
    @solleana

    Education tu dis? pas moi…
    OK… alors quoi ? (même question pour tous)
    Dans ce cas, quel est le sens ???
    Si ce n’est d’éduquer, soit de transformer l’autre sans lui demander son avis, en pensant à un hypothétique futur…

    Moi j’assume assez bien l’éducation, je n’ai pas de problème avec ça, enfin pas toujours… L’éducation a effectivement bien un sens, une tâche qui est celle que nous nous sommes fixés en tant que vivant et humains autrement dit celle de pouvoir conserver notre monde vivant. Aujourd’hui plus encore qu’hier l’éducation est en crise parce qu’elle ne se donne plus pour tâche de conserver vivant notre monde mais bien de le détruire, de l’anéantir par la mise en compétition généralisée des individus, par la destruction du récit, de la culture, par la possibilité que nous avons aujourd’hui de faire disparaître ce monde en une pression de bouton! Ne serait-ce que pour lutter contre cela, il ne me paraît pas imbécile d’éduquer, pour éviter que la barbarie ne se reproduise (les récents événements montrent à quel point l’éducation que nous déployons aujourd’hui est radicalement dominée par les pulsions mortifères!). En tant que vivants et humains, nous avons pur tâche d’éduquer les mômes parce que précisément nous les faisons naître à la fois pour que le monde se perpétue mais aussi pour qu’il s’altère. Car l’expérience de la relation aux mômes est cette expérience de la rencontre avec l’altérité, avec le non advenu, avec la possibilité de trahir ce monde justement et nombreux sont les dispositifs d’éducation qui luttent contre cette rencontre avec l’altérité des mômes, leur radicale étrangeté!
    Et les mômes ont cela de particulier en tant qu’ils sont humains, qu’ils ne sont pas finis à la naissance lorsqu’ils débarquent dans notre monde et parviennent à la vie aérienne. Et la famille, et les parents si pourris soient ils pour certains assument d’ailleurs cette tâche de les éduquer, de les aimer suffisamment pour les faire advenir dans ce monde. Doit-on aussi supprimer l’amour des parents pour leurs mômes et l’éducation imparfaite qu’ils donnent à leurs mômes pour que nous arrivions à la liberté? C’est en cela où j’interprète Moilapa ton refus d’éduquer comme un refus du monde, de notre monde commun, pour préférer notamment si l’on suit la logique du refus des affects, du refus d’éduquer finalement la soumission à l’univers technique, technologique qui serait la plus parfaite possibilité de ne pas éduquer les mômes, de ne pas être affecté… En élevant les mômes dans un utérus artificiel, en les confrontant à d’hypothétiques machines désaffectés, désensibilisés, nous arriverions à l’idéal destructeur d’un monde sans éducation…
    Nous avons choisi d’éduquer les mômes parce que c’est ce qui fait la possibilité pour nous “vivants” de partager un monde, à la fois avec ceux qui l’ont quitté, ceux qui y vivent et ceux qui y adviendront… Or, refuser d’éduquer les mômes et refuser l’éducation plus généralement c’est refuser de partager un monde! Evidemment que l’on éduque toujours avec une visée, c’est là encore, selon moi, la “nature” de l’homme que de croire en un horizon de sens… il n’y a pas d’éducation neutre et celle-ci recelle bien évidemment une part de violence indéniable, c’est la violence même de la confrontation à l’autre, de la confrontation à l’altérité, la violence de celui qui un jour te dit que tu penses comme un crétin, la violence de celui qui te fait comprendre que le monde peut être pensé différemment de la manière dont tu l’as pensé précédemment… De cela les animateurs en sont rarement capables, ils ne sont capables que de l’imposition de la force, de la brutalité du même mais pas de la violence de l’altérité, du tout autre, du radicalement autre!
    Peut-être y aurait-il lieu de différencier une violence de reproduction, de domination et une violence d’altération, je ne sais pas…

    Là encore: pourquoi ? Si ce n’est dans l’idée d’un “mieux”, d’une idéologie, et donc
    d’un “futur meilleur” ???

    Pourquoi l’idée d’un mieux serait condamnable? N’est ce pas la tâche que nous nous sommes fixés en tant qu’être aspirant à la liberté comme pratique sans cesse renouvelée? Accomplir notre destin d’humain n’est ce pas sans cesse tenter d’accomplir notre liberté en niant ce qui existant en pensant négativement le monde qui nous entoure plutôt qu’en pensant benoîtement à un avenir meilleur?

    Qu’Est-ce qui fait que cela soit si difficile à accepter, quoi que tu prétendes ?
    Pourquoi vouloir “impliquer” ici la question légitime de l’école ? En quoi l’entre-enfants interfère dans cette question ?
    Et qui de l’école ou du jeu entre enfants est le plus menacé, attaqué aujourd’hui ? Qui est le plus majoritairement vu au mieux comme un danger, au pire comme une friche non rentable ?

    Je pense que l’école en tant que lieu potentiel d’acquisition d’une conscience critique est tout autant menacée que le jeu, que l’entre enfants car je crois que les deux participent finalement d’un même sens, en tout cas pour moi celui de pouvoir permettre aux mômes d’être libres… Les mômes ne seront pas uniquement libres quand ils pourront jouer librement mais ils seront aussi libres quand ils pourront accéder aux connaissances et savoirs qui les rendent libres, lorsqu’ils seront reconnus à la fois comme étant des individus capables de jouer librement sans adultes et capables de déterminer, de parcourir, de trouver en eux et de reconnaître en eux leur volonté d’apprendre, de connaître le monde. De cela, chaque jour l’école les en éloigne un peu plus par les programmes, par la classe, par le contrôle, la mise en compétition… Ce que tu dis du livre, du rapport au livre est tout à fait vrai, tout à fait symptomatique de ce que l’école est une école du renoncement au plaisir de vivre et d’éprouver du plaisir à apprendre, savoir, connaître et in fine se transformer…

    Donc les enfants ne sont en rien la cause mais les victimes. Ca ne justifie en rien une action sur ces gamins sous ce prétexte !!! Si il y a nécessité dans ce cas d’éducation,
    c’est pour les adultes (précisément ici pour ceux qui prétendent encadrer des enfants !!!

    Précisément oui, qu’il y ait besoin d’éduquer les adultes est absolument nécessaire! Précisément éduquer les adultes à reconnaître les enfants, à reconnaître leur altérité et la capacité qu’ils ont de pouvoir nous changer, nous adultes et de changer le monde, de le faire advenir différemment de ce que nous avions pensé pour eux, de nous trahir!

    La seule chose qui puisse avoir de l’importance, c’est “l’instant présent”, dont rien n’est plus
    fugitif, condamné. Et ceux qui comprennent le mieux l’importance de cet instant présent, ce sont les
    enfants, il n”y a qu’eux capables de réellement vivre cet “état”, notamment à travers le jeu d’enfants.
    Le futur n’a absolument aucune importance.
    Chacun de ces instants est un “petit miracle”. C’est la seule qui ait une qulconque réalité, importance.
    Passé l’instant il n’en a plus. Et celui à venir n’a n’en pas encore.

    Tout les reste, c’est du vent.

    Les enfants ne sont pas simplement dans le présent, ils sont aussi des utopistes et se moquent radicalement des contingences du présent pour y préférer un futur radieux… A quoi rêvent les enfants? A détruire un monde? A habiter un monde? Dans la naïveté des rêveries d’enfance, il y a cette possibilité d’un monde, car les mômes rêvent bien souvent d’un monde de fleurs, d’animaux, de marchands de glaces, de piscines, de mer… Et ce sont ces rêveries d’enfants qui sont condamnés par les adultes et leur principe de réalité, de refus de transformer ce monde ou bien encore qui font de ces rêveries d’enfance un monde angélique et idéalisé… Si l’on prenait au sérieux les rêveries d’enfance alors justement les adultes seraient bien emmerdés de se poser la question du devenir de la mer pour leur expliquer que précisément nous sommes en train de détruire la possibilité pour les mômes dans quelques temps de simplement rêver à la possibilité d’une mer! Aucun adulte n’explique réellement aux mômes, véritablement que nous sommes précisément en train de saccager la possibilité de vivre ce monde! Au lieu de cela on préfère contribuer à les dominer en leur faisant trier les plastiques parce qu’il est plus facile de réaliser cela que de leur expliquer comment nous, notre mode de vivre est en train de détruire tout ce que les mômes ont toujours désiré… La tâche de l’éducation pourrait bien être de préserver ce qu’il y a de révolutionnaire chez l’enfant!

    que fait l’animateur s’il prend en compte l’entre-enfants, les cultures enfantines (plus ou moins de masse) et qu’il quitte cette volonté de “faire découvrir”, transmettre quelque chose (savoir, technique, passion…). Qu’est-ce qu’il reste ?

    Cela repose là encore la question de l’école, du savoir, etc. car les mômes sont mus comme les plus grands par cette volonté de savoir, par cette pulsion épistémophilique non? et quid d’un monde qui refuse de transmettre des savoirs, des connaissances… Toute transmission de connaissance est elle condamnable?

    il n’est pas surprenant de constater que ceux qui défendent ici
    (ceux qui en ont les moyens, j’entends) l’idée d’éducation,
    le font en se référant à une éducation qui n’existe pas,
    lointaine, anecdotique du point de vue de ce processus de masse…

    De prétendre à “une autre éducation” quand il n’y a
    qu’une éducation.

    Si la démonstration par la masse vaut force d’argument alors autant dire que la culture n’existe pas tant celle-ci est anecdotique au regard des sous cultures de masse du capitalisme…
    Et que faisons nous si nous ne sommes pas capables de reconnaître dans l’anecdotique et les expériences singulières, la preuve réelle que nous avons la capacité d’exercer notre liberté…

    #25777
    Shaaa
    @shaaa

    lejoueurfoux a écrit :
    Suite à la lecture des propos de certains je m’apperçois qu’il y a plusieurs arguments et différents points vu . pour ma part je me mets à la place d’une personne qui veut faire de l’animation et qui n’a pas toutes ces connaissances théoriques et voici des questions
    pourquoi faire de l’annimation puisque qu’apparement d’aprés certains animateurs les enfant devraient rester entre eux ?
    Quel sera mon rôle
    auprés des enfants ?
    quelles sont mes motivations pour faire ce métier ?
    comment mettre une action en place puisque que cela ne sert à rien à part dominer maitriser manipuler ….?
    Si je fais de l’animation avec des adultes est-ce la même chose ?
    en quoi Transmettre un savoir ou partager des moments de vie avec mon public
    fait -il de moi une personne qui souhaite dominer l’autre ?

    Elle est bien là toute la question : que fait l’animateur s’il prend en compte l’entre-enfants, les cultures enfantines (plus ou moins de masse) et qu’il quitte cette volonté de “faire découvrir”, transmettre quelque chose (savoir, technique, passion…). Qu’est-ce qu’il reste ?

    #25778
    moilapa
    @moilapa

    pourquoi faire de l’annimation puisque qu’apparement d’aprés certains animateurs les enfant devraient rester entre eux ?
    Quel sera mon rôle
    auprés des enfants ?
    quelles sont mes motivations pour faire ce métier ?
    comment mettre une action en place puisque que cela ne sert à rien à part dominer maitriser manipuler ….?

    (comme quoi tout peut arriver…)
    Ne viens-tu pas ainsi de donner la définition de ce qu’est (devrait-être)
    un animateur ? Etre animateur, n’Est-ce pas se poser ces questions-là ?
    Le point de départ, à chacun de chercher, d’essayer de répondre à ces questions.
    Et surtout en n’étant pas tenté de revenir dans les travers d’une “autre animation”,
    incapable de penser, qui consisterait alors à chercher dans de belles paroles
    les Réponses.
    L’échange n’a pour but que d’échanger des pratiques, des points
    de vues. Et non de chercher chez un autre statufié la Réponse qui n’existe pas.

    Si je fais de l’animation avec des adultes est-ce la même chose ?
    Non. Dans la réalité de ce qu’est l’animation, il y a un gouffre. Ne serait-ce que dans la prise en compte de ce qu’un adulte pourrait nous faire, comparer aux capacités limités d’un enfant.
    Il est fascinant d’observer les transformations des comportements des
    encadrants en présence ou en l’absence des parents…
    Il est peut être intéressant de découvrir ce qu’est l’animation qui regroupe
    enfants et adultes, ados, jeunes enfants, …


    en quoi Transmettre un savoir ou partager des moments de vie avec mon public
    fait -il de moi une personne qui souhaite dominer l’autre ?

    à partir du moment où tu prétends éduquer.
    Soit plus que ce que tu prétends au départ.
    Sinon non : il n’y a pas là volonté de dominer (c’est bien ce dont on parle ici : la question de l’éducation)

    Sinon :
    l’éducation est plus un processus de normalisation
    (que je ne remets pas en cause du point de vue de l’intérêt d’une société donnée,
    tout comme pour l’éducation) que d’émancipation.

    Normalisation de choses essentielles, comme la soif
    d’apprendre.
    Comment par exemple ce processus transforme ce qui à l’école
    maternelle tient encore d’une voracité, d’une nécessité quasi animale,
    quasi magique, en quelque chose qui n’a pas de goût…
    si ce n’est celui d sang, de l’humiliation..

    Un des bons exemples de ce processus, c’est le
    rapport entre ce jeune enfant et le livre. Quasi magique,
    et qui au CP devient peu à peu le symbole haï de tout ce que
    représente l’éducation (je ne vais pas répéter ce
    que je dis sur les posts dédier à laquestion de
    l’éducation, mais : violences, contraintes, ruses,
    soumission, compétition, destruction des rapports entre
    les êtres, obligation…)

    Comment faire de quelque chose de profond, d’intime, de voulu,
    de profondément attendu, d’impérieux, quelque chose d’obligé,
    d’humiliant et destructeur…

    il n’est pas surprenant de constater que ceux qui défendent ici
    (ceux qui en ont les moyens, j’entends) l’idée d’éducation,
    le font en se référant à une éducation qui n’existe pas,
    lointaine, anecdotique du point de vue de ce processus de masse…

    De prétendre à “une autre éducation” quand il n’y a
    qu’une éducation.

    #25779
    Import
    @import

    Exactement les questions que je me pose suite, entre autres à la lecture des supers nombreux posts de Moilapa, qui dit tout le temps la même chose…mais qui amène à se poser ces questions. J’aimerais bien une réponse…

    Et je trouve que ça ne suffit pas de dire de venir en animation en tant qu’être humain, avec ce qu’on est.

    Et pour repréciser, vouloir éduquer quelqu’un, je vois pas où est le mal. Ca reste, un “souhait”. Je ne vois pas par quel miracle on peut réussir à transformer quelqu’un en l’éduquant sans lui demander son avis !!! Ou alors, la personne qui réussi cela a des supers pouvoirs !

    Et sinon, j’avais aussi lu je sais plus qui sur ce forum donnait du matos aux enfants pour qu’ils finissent leur bricolage à la maison…?? Mais c’est vraiment ça le rôle d’un anim ? Rester dans une logique pure de consommation ou l’enfant vient, prend du matériel et fait l’activité chez lui ? Je trouve que c’est avoir une sacré opinion de soi et une bien piètre des parents, qui restent quand même la famille, responsables des enfants, et qui ne sont pas plus cons que sont leurs enfants.

    C’est pour tout ça que je ne vois pas pourquoi dire que les anims sont débiles ou dangereux : c’est, dans le fond, avoir une bien piètre opinion des enfants, de leurs capacités, et se croire plus indispensable…contrairement à ce qui est parois écrit ici. Les enfants sont plus forts que ça, et ils ont leur famille, qui reste la première à prendre soin d’eux.

    Et idéaliser l’entre enfants,… ? Comme une solution miracle ?

    #25786
    lejoueurfoux
    @lejoueurfoux

    Suite à la lecture des propos de certains je m’apperçois qu’il y a plusieurs arguments et différents points vu . pour ma part je me mets à la place d’une personne qui veut faire de l’animation et qui n’a pas toutes ces connaissances théoriques et voici des questions
    pourquoi faire de l’annimation puisque qu’apparement d’aprés certains animateurs les enfant devraient rester entre eux ?
    Quel sera mon rôle
    auprés des enfants ?
    quelles sont mes motivations pour faire ce métier ?
    comment mettre une action en place puisque que cela ne sert à rien à part dominer maitriser manipuler ….?
    Si je fais de l’animation avec des adultes est-ce la même chose ?
    en quoi Transmettre un savoir ou partager des moments de vie avec mon public
    fait -il de moi une personne qui souhaite dominer l’autre ?

    #25788
    Import
    @import

    Dans le sens : tu veux faire faire quelque chose à un enfant genre par ex projet intergénérationnel, environnement, tri des déchets, citoyenneté…à moins de tomber sur un enfant super intéressé par la notion de citoyenneté, ou de déchets (parce que ça peut intéressé un enfant, les déchets faut arrêter de dire que c’est de la merde, ça peut être passionnant, et meme amusant, fun !) ton projet, c’est pour toi et pour tes supérieurs + les parents et la mairie.
    Et c’est normal ! C’est eux qui payent !
    L’enfant, malgré tout tes efforts, il n’en retiendra/utilisera/prendra que ce qu’il voudra bien en prendre. Le reste lui passera complètement au-dessus de la tête malgré tous tes beaux mots sur ton bout de papier intitulé “projet”.
    On n’a pas le pouvoir absolu, juste peut-être la très grosse tête à vouloir à tout prix croire en son pouvoir d’influence !!

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